Une commission de concertation animée s’est tenue au sein du centre culturel d’Uccle ce jeudi matin. Une bonne centaine de riverains se sont rassemblés pour contester un projet immobilier visant à construire un complexe d’appartements de 48 logements en intérieur d’îlot au square Coghen, à proximité immédiate de l’école du Centre. Cette problématique fera également l’objet d’une interpellation citoyenne au conseil communal de ce jeudi soir.

L’année passée, les riverains du square Coghen s’étaient déjà massivement opposés à un projet immobilier du même promoteur qui prévoyait la construction de 62 appartements. Le projet avait suscité une mobilisation sans précédent dans le quartier avec plus de 500 réclamations pour demander un refus de permis. La Région bruxelloise avait finalement émis un avis défavorable mais au grand désarroi des riverains, le même promoteur vient à nouveau de présenter son projet, comprenant cette fois 48 appartements.

"Le projet présente une densité énorme pour le quartier. On est face à un méga projet de complexes à appartements de 48 logements, qui ne se prête pas du tout à la typologie du quartier puisqu’il est composé de maisons unifamiliale. Le projet doit voir le jour en intérieur d’îlot. Il écrase toutes les habitations voisines!", explique Patricia, porte-parole de l’association de quartier Coghen-Doyenné.

Selon les riverains, ce projet est d’autant plus inacceptable qu’il aura un impact sur la faune et la flore dans le quartier. "L’îlot Coghen-Doyenné est pourtant spécifiquement protégé par le plan nature de la commune d’Uccle qui prévoit un maillage bleu. Le projet risque de perturber l’écoulement des eaux de l’Ukkelbeek. Le terrain sur lequel s’implante le projet est situé dans une zone particulièrement sensible au niveau de la stabilité du sol. Le demandeur devra effectivement pomper dans la nappe phréatique pour réaliser les excavations nécessaires au projet. Enfin, le projet prévoit également 2000 mètres carrés de garages souterrains. Nous craignons des glissements de terrain et des problème de stabilité des habitations. Déjà par le passé, quand le collège Saint-Pierre a construit son gymnase, il y a eu plusieurs affaissements de maisons", poursuit Patricia.

"Ce promoteur se croit au dessus des lois avec son projet démesuré pour le quartier. Nous fustigeons l’attitude de la commune qui s’était de surcroît engagée à ne pas octroyer de dérogation en intérieur d’îlot", conclut Patricia.

Nous avons tenté de joindre la commune pour une réaction, en vain.