Après Woluwe-Saint-Pierre, c'est au tour de la commune voisine de Woluwe-Saint-Lambert de s'opposer au projet porté par le gouvernement flamand qui prévoit le remaniement du carrefour des Quatre Bras et du bout de l’avenue de Tervueren (N3). Le projet prévoit la disparition du bras sud de la N3 afin d’en faire une autoroute cyclable. Le trafic entrant et sortant serait alors ramené sur l’unique tronçon nord.

De Werkvennootschap, l'organisme flamand en charge des grands projets de mobilité veut, en effet, supprimer deux bandes de circulation (une voie pour le trafic entrant et une voie pour le trafic sortant) aux portes de Bruxelles et les remplacer par une autoroute cyclable dans chaque sens.

Une phase test de ce projet de rétrécissement est prévue entre août et octobre 2021, en partenariat avec la Région bruxelloise puisque l’avenue de Tervueren est, pour partie, une artère régionale. La ministre bruxelloise de la mobilité, Elke Van den Brandt (Groen), soutient en effet ce projet porté par la Flandre. Des bollards et des blocs de béton devraient donc être installés sur ce tronçon, de la fin août afin de voir dans quelle mesure ce projet génère ou non un report de trafic aux abords des axes structurants de l’avenue.

Ce projet est vu d’un très mauvais oeil par la commune de Woluwe-Saint-Lambert et un courrier au gouvernement flamand l’invitant à revoir sa position.

"Nous déplorons que la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt ne défende pas les intérêts des Bruxellois. La commune lui demande instamment de consulter et d’écouter les Bruxellois, les autorités communales ainsi que des acteurs essentiels situés sur le territoire de la Région concernés par ce projet, comme les cliniques universitaires Saint-Luc, avant d’engager la Région bruxelloise vis-à-vis des projets des autorités flamande", expliquent Olivier Maingain, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert et Grégory Matgen, échevin de la Mobilité.

La commune envisage d’introduire un recours contre les décisions de la Région flamande "qui porteraient préjudice aux habitants de Bruxelles". "Nous rappelons que ce projet, couplé à la fermeture de l’accès direct au Ring depuis le Boulevard de la Woluwe, va à l’encontre des ambitions du plan régional Good Move qui vise à privilégier l’utilisation des grands axes. Si ces projets se concrétisent, le risque de report de la circulation dans les quartiers résidentiels est réel", conclut Olivier Maingain.