Bruxelles Mobilité Le juge n’a pas cru la version de l’auteure et l’oblige à repasser un examen.

Le tribunal de police de Bruxelles tenait récemment une audience pour un accident de roulage survenu le 6 mai 2018 à l’avenue Baron d’Huart à Woluwe-Saint-Pierre. Une jeune femme, âgée de 23 ans et toujours étudiante, était mise en cause pour avoir percuté un autre véhicule.

La dame s’est présentée seule devant le tribunal à l’annonce de son nom. La jeune prévenue était convoquée pour avoir touché l’ensemble du côté droit d’une voiture en tentant de reculer sur la chaussée.

Elle a expliqué à la police qu’elle n’avait pas vu l’accident. Une version que le tribunal a rapidement mise en doute. "Comment expliquez-vous que tout le côté droit a de multiples coups ?", a expliqué en substance le juge. Elle a alors répondu qu’elle ne niait pas l’accident, mais qu’elle avait bien vérifié qu’aucun dégât n’existait avant de partir.

Le véhicule de la victime était pourtant bien touché, comme celui de l’étudiante d’ailleurs. Cette dernière s’est rendu compte du souci après avoir reçu sa convocation à la police de Vilvorde. "Vous encourez donc un délit de fuite", a commenté le président du tribunal auquel la jeune femme a répondu qu’elle ne voulait pas prendre la fuite ce jour-là.

Une affirmation rapidement contredite par le tribunal. Le juge a expliqué qu’elle avait été contactée par les forces de l’ordre uniquement grâce à un témoin anonyme présent lors des faits. Il avait alors indiqué sur un bout de papier le numéro de plaque de la prévenue. "Sans cette personne, il n’y aurait rien eu puisque vous êtes partie sans faire de constat alors qu’il y a des dégâts", a relaté le président.

La prévenue a alors joué sa dernière carte en expliquant qu’elle n’était pas la seule à rouler avec le véhicule. "Je ne pensais pas que c’était moi qui avais fait les traces à mon véhicule", a-t-elle ajouté. L’explication n’a pas convaincu le juge qui a rappelé les dispositions légales pour un délit de fuite.

Le président du tribunal a aussi fait mention du fait que l’étudiante ne disposait de son permis que depuis moins de deux ans. Elle est donc considérée comme jeune conductrice, une conséquence aggravante. Elle a été condamnée à 400 euros d’amende et à une déchéance de permis de conduire de dix jours. Elle est aussi dans l’obligation de représenter son permis théorique.