87% des jeunes entreprises établies à Bruxelles apprécient la qualité de l'infrastructure informatique et de l'offre d'accompagnement proposées aux start-up par la ville.

90% de ces start-up estiment que la capitale belge constitue le "lieu idéal" pour les jeunes entreprises et attribuent une note moyenne de "bon"/"très bon" à la ville dans son ensemble. De bons résultats qui proviennent de l'étude European Start-up Survey réalisée conjointement par PwC et la Münster University of Applied Sciences. Selon l'étude, Bruxelles surpasse ainsi la moyenne européenne en termes de facilité à créer une entreprise, se classant juste derrière Zurich et Amsterdam (93%) mais devant des centres d'innovations réputés tels que Paris (67%), Berlin (88%) ou Londres (87%).

Avec respectivement 97% et 100% des voix, Oslo et Stockholm figurent en tête du palmarès. Par ailleurs, 87% affirment n’avoir aucune intention de délocaliser leurs activités dans un autre pays, un taux nettement supérieur à la moyenne européenne de 59%.

Il reste néanmoins des progrès à accomplir afin que Bruxelles devienne un pôle d’envergure internationale pour les start-up. Le principal défi relevé dans le cadre de l’étude concerne l’acquisition d’une clientèle. Ce constat est confirmé par 35% des start-up établies dans la capitale belge, contre 23% en moyenne dans l’Union européenne. L’étude montre également que les jeunes pousses implantées sur le sol bruxellois éprouvent des difficultés à attirer du personnel qualifié, principalement parce que les candidats potentiels ne possèdent pas les compétences nécessaires.

À l’heure où les compétences non techniques telles que la créativité et la réflexion non conventionnelle revêtent une importance croissante pour les start-up belges, seule la moitié de celles-ci se disent intéressées par des candidats titulaires d’un diplôme d’enseignement supérieur. L’accès au financement constitue un autre challenge auquel sont confrontées les jeunes entreprises tant en Europe qu’à Bruxelles. À cet égard, près de 77% des start-up établies dans la capitale belge affirment avoir recouru à l’autofinancement (contre 66% en moyenne dans l’UE) et environ 39% déclarent avoir besoin de davantage de capital-risque pour leurs projets futurs.

Ces difficultés peuvent en partie être imputées à une absence de possibilités de réseautage à Bruxelles. Seul un tiers des start-up interrogées se dit satisfait de l’offre existante en matière de salons et d’événements, un taux nettement inférieur à la moyenne européenne de 60%. "Les résultats de l’étude confirment le besoin d’initiatives visant à stimuler le démarrage d’une entreprise et qui puissent encore mieux accompagner celle-ci au cours de ses premières années de vie. Ce phénomène a progressivement pris son envol en Belgique ces dernières années avec l’augmentation du nombre d’incubateurs et de programmes de mentorat", conclut Griet Helsen, de chez PwC Belgique.