Bruxelles

Trois espaces publics seront équipés de machines où pour chaque canette rapportée, on reçoit une prime de retour de 5 centimes d’euros à valoir sous forme d’un bon d’achat dans des commerces partenaires.

Nouveauté à Bruxelles : la Région lance ce lundi un projet pilote de "prime retour" pour les canettes. A l’initiative de Céline Fremault (CDH) et Fadila Laanan (PS), respectivement ministre de l’Environnement et secrétaire d’État à la Propreté publique, et en partenariat avec Fost Plus, l’ULB, l’UCL et la Ville de Bruxelles, la Région va faire la chasse aux canettes non recyclées. A partir de ce 8 avril, trois espaces publics sont équipés de machines où pour chaque canette rapportée, on reçoit une prime de retour de 5 centimes d’euros à valoir sous forme d’un bon d’achat dans des commerces partenaires.

Elles sont installées sur le campus du Solbosch, devant les cantines universitaires avenue Paul Héger à Ixelles, sur le site Alma de l’UCL, à Woluwe-Saint-Lambert et sur la place de la Monnaie à Bruxelles-Ville.

La machine de recyclage
La machine de recyclage © DR

Le fonctionnement est simple : il suffit d’introduire une ou plusieurs canettes dans la machine et, en retour, on reçoit un bon d’achat de la valeur correspondant au nombre de canettes rapportées (1 canettes = 5 centimes d’Euro). Les bons sont à faire valoir auprès de magasins Good Food et d’établissements Horeca. La liste des commerces participants se trouvera à terme sur www.primeretour.brussels.

Chaque machine peut contenir jusque 4 500 canettes. Le système devrait être testé durant six mois au moins, durant lesquels des mesures du flux et de propreté seront menés pour évaluer son impact sur le terrain. Ce test visera à vérifier si une telle méthode peut diminuer la présence de canettes par terre dans l’espace publique, grâce à meilleure captation des canettes consommées "on the go".

A l’heure actuelle, trop de canettes sont jetées dans l’espace public, ce qui causent des problèmes de propreté publique.

"Aujourd’hui, nous considérons les déchets comme quelque chose dont nous devons nous débarrasser le plus rapidement possible. S'il n'y a pas une corbeille à proximité, les gens ont tendance à les jeter par terre. La clé pour changer ces comportements reste selon moi l'éducation. Cela peut se faire par la sensibilisation, les amendes ou encore les incitants comportementaux. C'est cette piste que nous étudions avec ce projet pilote. Cette machine devrait contribuer à ce que les gens considèrent leurs déchets non plus comme des choses à jeter mais comme des ressources", commente Fadila Laanan, Secrétaire d’État à la Propreté publique.