En préparation depuis plusieurs mois, le nouveau conseil du bien-être animal se réunira pour la première fois en décembre.

Les mois furent longs depuis l’annonce de sa création en mars, mais le Conseil bruxellois du bien-être animal est enfin formé. Composé de 15 membres désigné par le gouvernement pour un mandat de cinq ans, il se réunira le 19 décembre pour la première fois.

On y retrouvera, entre autres, des représentants des associations de protection animale, comme Gaïa, des refuges comme La Croix Bleue ou Help Animals, des vétérinaires mais aussi des représentants du secteur du commerce et de l’élevage des animaux domestiques, comme Felix Belgica ou la Société Royale Saint-Hubert.

Tout ce petit monde devra ensuite s’entendre pour émettre des avis, qui, s’ils sont non-contraignants, devraient néanmoins guider la politique de la secrétaire d’État bruxelloise au bien-être animal, Bianca Debaets (CD&V).

Sur la table du Conseil, plusieurs sujets pointent déjà le bout de leur nez. Sans surprise, ils se concentrent principalement sur les mauvais traitements, l’abandon et l’euthanasie de nombreux animaux. "Pour les chiens, il faudrait une meilleure traçabilité et un encadrement plus strict des élevages afin d’éviter les afllux de chiots dans les refuges", préconise Philippe Henry, de la Société Royale Saint-Hubert.

Pour Gaïa, il faut également lutter contre la surpopulation féline et prendre des mesures préventives de stérilisation. "C’est un devoir de citoyenneté mais aussi un devoir envers son chat", estime le président de l’association, Michel Vandenbosch.

Une préoccupation que partage Thierry Tramasure, représentant francophone de l’Ordre des vétérinaires, qui met en avant un autre sujet: celui de l’abattage sans étourdissement. "Le bien-être animal est inscrit dans notre code de déontologie. On ne peut pas rester sans rien dire face à une souffrance intolérable", considère le vétérinaire.

Autre thématique à traiter, d’après Gaïa: la détention des NAC, les nouveaux animaux de compagnie. "Il faudrait une liste qui indique les animaux autorisés", affirme le président de l’association, qui se réjouit de se mettre au travail. "On a du pain sur la planche", conclut-il.