Bruxelles Soit 50 places en moins. Et de nombreux parents sans solution…

Mardi dernier, Philippine et une cinquantaine d’autres parents ont tous reçu la même lettre annonçant la fermeture de la crèche de leurs enfants. Toutes les trois sous le même Pouvoir organisateur Scholengroep Brussel, les crèches néerlandophones Zonnebloem,’t Kruimeltje, Ukkie fermeront respectivement leurs portes en juillet et novembre prochains.

Le motif ? Agrandissement de l’école adjacente ou rénovations… Bref, le fait est qu’au bout du compte une cinquantaine de bébés du même quartier, à cheval sur Ixelles et Saint-Gilles, se retrouveront sans établissement.

"La fermeture de ces trois crèches diminue drastiquement l’offre dans un même quartier", déplore Philippine. "À Ixelles, on passera de trois crèches néerlandophones à une seule alors que les listes d’attente ne font que s’allonger. Côté francophone, la liste d’attente pour les crèches communales compte déjà 800 personnes."

Dans une lettre adressée aux bourgmestres de Saint-Gilles et d’Ixelles, les parents concernés lancent un appel à l’aide. "Nous sommes très inquiets et attristés car Scholengroep Brussel ne nous présente pas d’alternative durable", s’insurgent-ils. Du côté de la commune d’Ixelles, une réunion avec les parents est prévue mardi prochain. "On essaye de trouver des solutions. Nous travaillons conjointement avec la secrétaire d’État à l’Égalité des chances Bianca Debaets (CD&V)."

"Nous avons plusieurs pistes : soit encourager le Pouvoir organisateur à revenir sur sa décision, soit trouver d’autres locaux pour ces crèches où les enfants pourraient être accueillis, soit trouver des places dans d’autres crèches ixelloises pour ces enfants. Sachant que nos crèches sont déjà fort chargées, cette troisième solution n’est pas la meilleure, selon nous", explique l’échevine à la Petite enfance Anaïs Camus (Ecolo).