Lundi soir, le conseil communal de la Ville de Bruxelles a débattu de son action contre les logements à l’abandon. 

L’an passé, les services administratifs ont dressé 128 taxes pour des logements inoccupés. Pour mémoire, elle avait élargi le champ d’application de ce règlement aux immeubles négligés, inoccupés ou inachevés.

La Ville n’a néanmoins pas usé de son droit de préemption à l’encontre d’un propriétaire refusant toute rénovation de son bien. Elle a par contre procédé à quatre expropriations et pris en gestion deux biens privés. À chaque fois dans le but de les rénover. Elle a enfin incité la Région à dresser 54 amendes administratives.

Dans cette même optique, la Ville de Bruxelles a dressé un registre des biens inoccupés. En 2018, environ 300 logements inoccupés y étaient référencés. Nombre d’entre eux se situent dans le centre de la capitale, souvent au-dessus de commerces. Cette liste contient néanmoins quelques approximations. Ainsi, le 54 rue de la Fourche est à l’abandon depuis… 1962 si l’on en croit ce cadastre. Or, l’adresse héberge un vieux magasin de chapeaux depuis de très nombreuses années. Le propriétaire des lieux assure d’ailleurs que les logements situés aux étages sont occupés eux aussi. Un autre bien situé rue des Vierges est signalé abandonné depuis 1963 tandis qu’un troisième sur l’avenue Louise est quant à lui à l’abandon depuis 1965, soit… 53 ans !

Dans ce registre, une vingtaine de biens sont signalés abandonnés depuis près de quarante ans. Rues Neuve, Marché aux Herbes, Fourche, Franklin, Harengs, Vierges, etc.