Pénibilité, stress, manque de respect rendent la situation intenable pour les travailleurs de cette ASBL gérée par la Ville.

Depuis 2004, l’ASBL Les Cuisines Bruxelloises a pour mission de fournir des repas de qualité aux enfants des écoles et des crèches, aux patients des hôpitaux et aux résidents des maisons de repos. Mais plusieurs témoignages font état de problèmes au niveau des conditions de travail : la charge de travail s’alourdit et les conditions de travail s’aggravent. Riet Dhont, conseillère communale, en a rencontré plusieurs d’entre eux. "Entre mauvaises conditions de travail et stress, les travailleurs ne bénéficient pas d’un délégué syndical sur chaque site de l’ASBL de la ville de Bruxelles", explique-t-elle.

L’ampleur des témoignages a alarmé l’élue du PTB : "Alors que les livraisons se faisaient jusqu’aux portes des différentes destinations, que des convoyeurs étaient présents pour aider, les travailleurs nous rapportent qu’aujourd’hui, ils doivent réaliser ce travail seul : charger, conduire, décharger, amener jusqu’aux frigos parfois sans ascenseurs. De plus, lorsqu’un collègue est absent ou qu’il manque de personnel, ils ne sont pas remplacés."

Ces livraisons débordent de la commune de Bruxelles-ville vers Evere ou encore Auderghem. "Si l’on peut se réjouir du succès du travail réalisé par les équipes, force est de constater que c’est aussi une charge supplémentaire pour ces dernières."

Selon Riet Dhont, ces conditions sont indignes de l’employeur qu’est la Ville de Bruxelles : "La plupart des travailleurs sont des contractuels. Parfois ils le sont depuis une dizaine d’années, sans l’espoir d’une nomination. Leur contrat indique qu’ils sont ouvriers polyvalents mais sans descriptifs de tâches. L’accumulation de tous ces problèmes : pénibilité, stress, manque de respect rendent la situation intenable pour ces travailleurs."