A l’approche de la Journée internationale des étudiants ce 17 novembre, le CPAS de la Ville de Bruxelles souhaite rappeler l’importance de lutter, à tous les niveaux, contre la précarité étudiante.

La population bruxelloise rajeunit et de plus en plus de jeunes poursuivent des études supérieures. Deux constats réjouissant qui s’accompagnent malheureusement d’une plus triste réalité : celle de la précarité croissante des étudiants. Il est de plus en plus difficile pour ces jeunes de s’investir dans leurs études tout en parvenant à subvenir à leurs besoins. Ils doivent trop souvent combiner études et emplois énergivores mettant à mal leurs chances de réussite.

Vu la spécificité de ce public et de ses demandes, le CPAS de la Ville de Bruxelles a mis sur pied une cellule forte de 23 collaborateurs spécialisés dans l’accompagnement des étudiants. Cette équipe suit actuellement quelque 2 500 étudiants. Pour leur venir en aide, elle leur apporte différents types de soutien : financier (via le reveur d'intégration et la prise en charge des frais scolaires), de transportn de crèche pour les jeunes parents, etc.

Outre les salles d'étude, de nombreux services sont à disposition des étudiants : Cyclup pour les vêtements à moindre prix, Duo pour le mobilier, le restaurant social et la distribution de colis alimentaires pour la nourriture. Pour ce qui est du logement, le CPAS aide les jeunes via la recherche de kot, la constitution d'une garantie locative ou d'une épargne logement.

En cas de situation de crise ou de rupture familiale, le CPAS peut les reloger dans ses logements de transit qui vont bientôt augmenter d’un tiers dans le cadre du nouveau plan logements du CPAS. Ce nouveau plan prévoit également la construction de quinze kots étudiants. "Le CPAS prend de front de nombreuses problématiques rencontrées par les étudiants afin de les aider au maximum à réussir leurs études. Cette réussite est un levier essentiel dans l’émancipation de ces jeunes. On essaye de leur donner toutes les cartes en main pour leur permettre de se construire une vie pleine de perspectives et les aider à éviter durablement de la précarité", explique Karine Lalieux (PS), présidente du CPAS.

"C’est pourquoi nous devons rassembler nos efforts. J’entends rencontrer les acteurs du monde étudiant pour échanger sur la question, étoffer l’offre de services et d’interventions du CPAS de la Ville de Bruxelles et sensibiliser les autres CPAS à la problématique. Je souhaite notamment rencontrer la FEF qui manifeste aujourd’hui pour entendre ses revendications et voir ce que l’on peut encore améliorer de notre côté. Il faut investir en notre jeunesse qui est notre avenir."