Un budget de 400.000 € a été voté au conseil communal afin de mettre les locaux aux normes incendie.

Le conseil communal de la Ville de Bruxelles a voté, lundi, une prolongation de deux ans du budget de 400.000 € consacré aux travaux de la gare de Bruxelles Chapelle afin de permettre à l’ASBL Recyclart de pouvoir se réinstaller dans la gare à l’issue des travaux, qui pourraient être terminés en septembre 2019.

Une information communiquée par Karine Lalieux (PS), échevine de la Culture, en réponse à une interpellation de Marie Nagy (Défi), conseillère communale.

Une bonne nouvelle, estime Marie Nagy, qui espère toutefois qu’une solution sera prochainement trouvée pour héberger les activités de l’ASBL de manière durable le temps de procéder aux travaux de mise aux normes incendie. "Lieu emblématique pour la culture hip-hop, Recyclart est devenu incontournable dans le paysage culturel bruxellois. C’est aussi un lieu d’animation et de rencontre reconnu. Ce lieu est, pour beaucoup de jeunes et de moins jeunes, un pan essentiel de l’ouverture et de la créativité. Du point de vue urbanistique, dans un quartier encore en devenir et comportant des ruptures urbaines qui donnent un sentiment d’insécurité, Recyclart constitue un élément d’animation très important, en complément à la présence d’équipements, bureaux et écoles", explique Marie Nagy.

Pour rappel, le centre d’art et le bar-resto du Recyclart doivent quitter les lieux le 1er mars au plus tard, tandis que la date butoir pour le centre de production Fabrik est fixée au 31 mai. "Recyclart doit quitter la gare de Bruxelles-Chapelle à cause des exigences strictes sur la sécurité incendie émises par Infrabel et la SNCB. Si c’est vraiment cela qui justifie la clôture, alors pourquoi les locaux ne peuvent-ils pas simplement être rénovés et sécurisés ? Pourquoi cherche-t-on activement un nouveau lieu qui va également devoir être rénové et mis aux normes, pour qu’ensuite Bruxelles-Chapelle soit abandonnée ? Infrabel et la SNCB sont déjà responsables de milliers de mètres carrés de surfaces laissées vides à Bruxelles", explique de son côté l’ASBL.