Bruxelles Quelque 1700 arrestations ont déjà eu lieu depuis le début de l’année dans ces deux quartiers du centre-ville.

La situation dans les quartiers Lemonnier et Anneessens, dans le centre-ville, se détériore. Plusieurs associations de commerçants font état d’agressions envers les passants et touristes. Une situation qui altère la réputation de la Ville de Bruxelles mais également l’attractivité économique des commerces.

Cette problématique a été abordée ce lundi soir lors du conseil communal. Suite à une question des conseillères communales Clémentine Barzin (MR) et Riet Dhondt (PTB), le bourgmestre Philippe Close (PS) est revenu sur la situation et les mesures qui vont être prises afin d’enrayer le phénomène.

"La principale demande des commerçants qui nous ont contactés vise à expulser les personnes en séjour illégal qui traînent dans le quartier. C’est vrai qu’il y a là une population très complexe avec des personnes en fin de droits depuis longtemps et dont personne ne s’occupe. Ils sont délaissés par le fédéral et refusent d’être pris en charge par nos services sociaux. Ces personnes sont souvent sous l’emprise de substances psychotropes et se montrent agressives", explique Philippe Close. "Il s’agit d’un no man’s land administratif et ces personnes n’émargent de personnes, c’est comme si elles n’existaient pas. Nous avons décidé de renforcer les contrôles dans ce quartier et quelque 1700 arrestations ont été enregistrées depuis le début de l’année."

Aujourd’hui, les commerçants sont à bout de nerfs, "Nous avons décidé, au cours d’une réunion qui s’est tenue lundi matin, de renforcer les dispositifs caméras. Nous envisageons également de supprimer les bacs à fleurs existants dans lesquels ces personnes cachent de la drogue. Tout le monde reconnaît que durant des années, la situation s’est améliorée dans le quartier mais on constate désormais une détérioration de la situation. Nous avons un important problème au niveau des stations de métro Anneessens et Lemonnier qui devraient être surveillées par la police fédérale, mais à cause du sous-financement par le fédéral, ces policiers ont déserté les lieux", poursuit Philippe Close.

Il privilégie toutefois le dialogue et refuse d’entreprendre des actions uniquement répressives. "Il faut entamer une réflexion globale sur l’espace public mais qui se fera sans doute après les travaux du métro. En attendant, nous allons continuer à investir dans Lemonnier et Stalingrad comme on le fait depuis 15 ans. On a investi dans les équipements publics, les crèches et centres culturels et on va continuer à investir urbanistiques pour donner un autre visage à ce quartier", conclut-il.