Si l’objet principal du conseil communal de Bruxelles était le vote du budget ce lundi soir, il a tout de même commencé par une parenthèse politique. La conseillère communale Zahour Loulaji quitte son rôle de conseillère communale indépendante et rejoint les bancs du Mouvement Réformateur bruxellois, portant le nombre de sièges libéraux à neuf dans la capitale.

Petite surprise, l’historique de Zahour Loulaji qui, il y a trois ans presque jour pour jour, quittait la branche locale du… PTB. Un contraste politique inhabituel qu’elle justifie. “J’ai fait le choix de mon cœur, celui d’un groupe en harmonie avec mes croyances et valeurs. Toute ma vie j’ai travaillé pour la solidarité. Je suis convaincue aujourd’hui que nous devons tout mettre en œuvre pour lutter contre la pauvreté et ce qui en découle.” Elle prolonge, après le conseil, "j'ai fait attention pendant trois ans, Ecolo et d'autres partis m'ont proposé de les rejoindre, j'ai voulu me poser et regarder doucement", avant de finalement jeter son dévolu sur les libéraux qui présentent, selon elle, "le plus de cohérence politique". 

La nouvelle conseillère communale libérale marque son premier discours d'un lapsus amusant, elle remercie les membres de son parti et son président... Georges-Louis Michel. Après le conseil, la nouvelle libérale confie ne pas avoir entendu qu'elle s'était trompée. 

Les libéraux bruxellois réalisent donc leur troisième transfert durant cette législature, après avoir accueilli Bertin Mampaka et Mie-Jeanne Nyanga-Lumbala en septembre 2020.

Le transfert de Zahour Loulaji n’a pas manqué d’amuser le conseil rassemblé en présentiel. “Vous rejoignez un groupe démocratique, je vous félicite. Vous allez devoir ne pas rompre le cordon sanitaire”, se permet le président du conseil, Mohamed Ouriaghli (PS), en référence à la polémique du président libéral qui a récemment rompu ce cordon sanitaire.

Zahour Loulaji conclut sur une note d'humour, "il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis".