Sur le terrain de football synthétique, l'annexe 4 du stade Roi Baudouin dans le quartier du Heysel à Laeken, les bulles bleues et vertes se voient de loin. A l'intérieur de ces grosses bouées gonflables, se sont glissés des élèves de la première année différenciée de l'Institut Paul-Henri Spaak. Dans le cadre du projet, "Bouge dans ta bulle", la Ville de Bruxelles a organisé une activité de "bubble foot" pour tous les élèves du secondaire de la Ville. La commune profite des infrastructures sportives inoccupées suite à la suspension des cours d'éducation physique, comme les terrains du stade Roi Baudouin, pour organiser ces activités.

Pour l'instant 12 établissements se sont inscrits pour un total de 1000 élèves. "D'habitude on organise des journées sportives où se mélangent les classes et les écoles, indique Sébastien Schetgen, Inspecteur de la Santé et des Sports de la Ville de Bruxelles. Cette année, ces rencontres sportives n'ont pas eu lieu alors on propose des activités qui peuvent se pratiquer en petits groupes. Les activités de 30 minutes se font par classe, et les équipes sont composées de cinq ou six élèves. Tout d'abord on leur apprend à tomber avec leur bulle qui les protège, sans se râper les genoux, ensuite ils font des exercices et à la fin, ils s'affrontent dans des petits matchs".

"Cette activité c'est un petit clin d'œil aux bulles qu'il faut respecter, souligne l'échevine de l'Instruction publique francophone Faouzia Hariche (PS). Il y a un vrai engouement. Les jeunes ont besoin de bouger, de se dépenser". L'échevine précise également que la Ville a fait l'acquisition du matériel (les bulles, NDLR) qui  restera à disposition des écoles en fpnction des demandes.

Pour les adolescents, cette activité est une bulle d'air très appréciée, surtout en cette fin d'année. "Je trouve bien qu'on ait eu l'occasion de faire ça", confie Coralie. "C'est cool de faire du foot", ajoute Raphaël. "Ce que j'ai préféré, c'est quand on se fonce dedans, qu'on se tape et qu'on se met par terre. On ne se fait pas mal", raconte Ahahit, 12 ans. Malgré le fait de ne pas pouvoir bien respirer à l'intérieur, tous les élèves ont envie de recommencer.