Dans le cadre de leur accord budgétaire, les ministres bruxellois ont prévu de constituer une provision budgétaire de quelque 94 millions d'euros pour la poursuite de la gestion sanitaire de la pandémie de Covid-19 dans la capitale. L'accord annoncé mercredi midi porte également sur le projet de budget de la Commission Communautaire commune (CoCom). Celui-ci permet notamment d'assurer le paiement des allocations familiales et de faire face aux importants besoins dans le domaine social-santé, en ce compris les effets de la crise sanitaire.

Selon le gouvernement régional, le montant provisionnel de 94 millions est destiné à la poursuite de la vaccination, du testing, du tracing et des dispositifs locaux de sensibilisation et d'information.

Les moyens dégagés permettront aussi la mise en œuvre des accords non-marchands.

"La provision budgétaire a été établie de bonne foi à un niveau élevé car la crise sanitaire nous réserve encore son lot d'incertitudes pour les prochains mois", a commenté à ce sujet le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron (Ecolo), interrogé mercredi.

Selon celui-ci, on ignore ainsi comment la pandémie va évoluer au cours des prochains mois, à qui devra être administrée la troisième dose de vaccin, ou encore quel sera le niveau d'intervention du fédéral qui a fait part de son intention de sortir de,la gestion de la crise sanitaire.

Comme la Région bruxelloise, la Cocom sera soumise à un effort d'optimalisation de ses dépenses. D'après Alain Maron, il est toutefois acquis qu'après les 30 millions d'euros qui leur ont été consacrés en 2020-2021 dans le contexte de la crise sanitaire - notamment pour des aides alimentaires, la lutte contre la fracture numérique,...-, les CPAS se verront allouer 20 millions d'euros en 2022. Dix millions seront affectés à des projets Covid et post-Covid. Dix autres millions seront consacrés à la lutte contre la précarité énergétique.

Dans le budget régional, 15 millions d'euros seront réservés à la lutte contre la précarité hydrique (interdiction des coupures d'eau; intervention dans le prix de l'eau pour le public concerné). Enfin, toujours selon le ministre Maron, la norme de croissance d'Iriscare sera maintenue pour permettre la réforme du secteur des Maisons de repos et le financement d'alternatives à celles-ci.