En février, Carlos Vaquera a hypnotisé un Fou rire aux débuts excitants comme tout

ANDERLECHT “C’était plus que magique…”

De ses, pour ainsi dire, 15 étés, Clara s’est enflammée, samedi soir, pour cet hypnotique Apprenti-sage de Carlos Vaquera, un chef-d’œuvre de mentalisme dont Le Fou rire se souviendra longtemps.

Le Fou rire, c’est ce café-théâtre de la rue des Deux Gares qu’en octobre 2012 Cathy Thomas reprit pour offrir, à Cureghem, l’une de ses plus défoulantes lettres de noblesse. “Un magnifique lieu pour l’expression artistique !”, ne se priva d’ailleurs point de confirmer le magicien, peu de minutes après avoir, tour à tour, deviné le nom du premier amour d’une spectatrice, débusqué d’occasionnels menteurs ou avoir permis à Simon (une suprême crème en route vers les 11 piges et frangin de l’enthousiaste jeune fille) de vaudouiser un ennemi sans lui fendre le cœur, bien si crucial…

Marque de fabrique absolue des quelque 250 places - à la même enseigne que la restauration préalable mais optionnelle au gala -, le divertissement, plus que jamais, y transporte tout qui prend la peine de se bouger, de rallier un quartier dont l’image, pour sûr, évolue.

Ce plaisir des sens saupoudré de réflexions, tantôt drôles, tantôt tendres, toujours vraies, sur les travers de notre temps ou sur le charme absolu de l’enfance, l’extraordinaire illusionniste hispano-belge les divulgua, à la louche, durant tout le mois de février. Un peu comme s’il parrainait, lui qui scotcha Le Plus Grand Cabaret du Monde, lui, l’ancien lauréat du Mandrake d’or (2005), sorte de Mondial du close-up, la discrète mais si séduisante salle.

À l’instar de la vedette du mois, Le Fou rire entraîne le public dans une expérience dont il ne reressort que plus léger. Parce que décidément, oui, ce site-là “est plus que magique…”

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Le Fou rire 124 B, rue des Deux Gares

GSM : 0483/59.92.29

www.fourire.be



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