Bruxelles

Lors des élections régionales en mai dernier, Catherine Moureaux a réalisé le 3e score socialiste à Molenbeek, juste derrière les ministres Rudi Vervoort et Fadila Laanan. La question de son transfert de Schaerbeek vers Molenbeek s’est alors directement posée. Après neuf mois de réflexion, sa venue a été approuvée mardi par la section locale.

Quels étaient les points à régler avant de prendre cette décision ?

"D’abord, il y avait la question de quitter Schaerbeek, ce qui n’était vraiment pas évident pour moi et ma famille. Et puis, au niveau politique, il y avait aussi un choix à faire. Il s’agit d’aller dans une commune où il y a un besoin énorme de notre projet, je le sais car je la connais très bien. C’est devenu de plus en plus évident que les habitants attendaient ça. Beaucoup de gens, au lendemain des élections, m’ont dit qu’il fallait que je vienne. C’était assez étonnant !"

Comment expliquez-vous cet accueil si chaleureux ?

"Il y a là-bas un grand besoin de quelqu’un de très humain qui comprend bien le terrain social. Forcément, il y a une attente par rapport au nom, c’est vrai. L’équipe en place est déjà forte, mais la majorité prend des décisions telles qu’une partie importante de la population ne se sent plus écoutée. Prenons l’exemple des garderies que l’on fait payer aux familles pour la 1re fois. On ne les consulte pas. Et on fait fi de tout ce qui est amené par l’opposition, considérée comme le diable parce c’est le Parti socialiste."

À découvrir en intégralité dans notre Edition Abonnés (seulement 4,83€ par mois).