Ce mardi matin, le Bourgmestre de Watermael-Boitsfort Olivier Deleuze (Ecolo) a décidé de couper court à la conciliation entamée avec la Région le 15 février dernier sur les projets de logements publics dans le quartier des Archiducs. La Ferme du Chant des Cailles avait pourtant marqué son accord sur le projet de développement. Cette conciliation initialement prévue pour un mois s’était pourtant vue prolongée de deux semaines vu la bonne volonté témoignée par toutes les parties.

La secrétaire d’Etat au Logement Nawal Ben Hamou (PS) déplore ce énième revirement du Bourgmestre : « Faire ville au 21ème siècle, c’est aussi permettre au développement urbain de répondre aux défis immenses que devra relever notre région dans les années à venir : l’augmentation démographique, la paupérisation des ménages bruxellois, la crise du logement abordable, le changement climatique ou la préservation de la biodiversité. Je regrette que le Bourgmestre de Watermael-Boitsfort ne l’ait pas encore compris. Monsieur Deleuze affirme erronément que la construction de logements sociaux sur 10% du terrain pourrait mettre en péril les activités agricoles de la Ferme du Chant des Cailles. C’est faux ! Au contraire, L’activité agricole de la Ferme qui occupe aujourd’hui 53% du terrain est préservée dans son intégrité et pourra même étendre son occupation jusqu’à 75% du terrain. Nous sommes donc bien loin d’une bétonisation du champ des Cailles. Je ne peux accepter le holdup d’un site qui appartient aux locataires sociaux pour y faire paître quelques moutons. »

La crise du logement abordable est une réalité à Bruxelles : aujourd’hui, plus de 50.000 ménages bruxellois sont en attente d’un logement social. Et près d’un ménage bruxellois sur 2 se trouve dans les conditions de revenus pour l’obtention d’un logement social. « Dans ce contexte, personne ne peut faire l’économie de la moindre opportunité pour répondre à ce défi majeur : augmenter l’offre de logements abordables dans notre Région. Le terrain de l’avenue des Cailles est un terrain à bâtir, inscrit en zone d’habitation au PRAS. Il constitue donc indéniablement une opportunité dont la Région bruxelloise ne peut faire l’économie ! » poursuit Nawal Ben Hamou.

La SLRB poursuivra donc son projet avec les balises qualitatives importantes : construction légères et exemplaires, renforcement de la cohésion sociale, préservation de 100% de l’activité maraichère actuelle et développement harmonieux des abords des logements avec les espaces cultivés. Une réunion d’information des riverains sera organisée par la SLRB dans le courant du mois d’avril, dans une logique participative avec les riverains du site.