La Région bruxelloise (via Innoviris) a financé un projet, mené par l'ULB, l'UCL et Bruxelles Environnement qui permettra de connaître l'exposition en temps réel aux champs électromagnétiques. Au total, 40 capteurs seront installés dans le sud de la région dès le 15 octobre. Ce nouvel outil s'avèrera probablement intéressant à l'heure où la 5G fait son chemin. Les résultats seront consultables sur le site www.observatoiredesondes.com.

Ces 40 capteurs seront répartis dans une zone de 4,5 kilomètres carrés. Concrètement, qu'est-ce qui y sera calculé ? es réseaux de téléphonie mobile, les services de radiodiffusion et les antennes de télévision notamment.Blaise Godefroid, expert au département Technologies et Rayonnements de Bruxelles Environnement : « Bruxelles Environnement dispose déjà d’un des systèmes de gestion et de contrôle les plus performants au monde, couplé à l’une des normes les plus strictes. Des simulations prenant en compte l’ensemble des bâtiments et des antennes sont réalisées avant d’autoriser toute nouvelle installation, et des contrôles sont effectués régulièrement. Voilà qui fait de Bruxelles l’une des régions au monde où les citoyens sont les plus protégés. Ce projet vise à enrichir encore davantage notre connaissance du terrain. »

Un bon outil de mesure sur la 5G

A l'heure où le débat sur la 5G est encore controversé, cet outil permettra de quantifier l'impact de son déploiement, notamment à l'aide de capteurs entre le Campus du Solbosch et du Cinquantenaire. Ceux-ci prendront 12 mesures par jour. "Grâce à ces données, il sera possible de suivre l’évolution du champ électrique et même de l’anticiper. A terme, l’idée est en effet de développer un modèle mathématique capable de prédire les effets de tout changement dans le réseau, comme l’ajout d’une antenne, par exemple", indique Quentin Gontier, chercheur engagé sur le projet (ULB-UCLouvain). Blaise Godefroid de Bruxelles Environnement : « La 5G étant amenée à se développer en Région bruxelloise, il est essentiel de pouvoir mesurer et vérifier si les règles sont respectées. Il en va de la protection des citoyens. Les Bruxellois peuvent pour rappel consulter le cadastre des antennes pour vérifier les niveaux d’exposition de leur quartier. Si un doute persiste, ils peuvent aussi demander qu’une mesure soit effectuée chez eux. Cette mesure est gratuite. »