Le rapport des travaux fait mille pages. Il reste encore quelques heures, ce lundi, aux commissaires pour défendre leurs derniers amendements, mais il n'y aura plus guère de surprise. Les recommandations présentées lundi dans les grandes lignes à la presse par les rapporteurs Delphine Chabbert (PS) et Juna Morenao Benjumea (Groen), le président de la commission Rachid Madrane (PS) et les représentants de chaque groupe représenté dans la commission seront adoptées à une large majorité.

La méthode de travail suivie par la président et les deux rapporteurs a été applaudie jusque dans les rangs de l'opposition MR, N-VA, et cdH, dont plusieurs propositions de recommandations ont été intégrées à l'ensemble.

En gros, les recommandations couvrent la manière dont la crise a été gérée à Bruxelles dans ses volets prévention, sécurité et coordination; social et santé; économie et emploi. Un quatrième volet, plus transversal, reprend des recommandations en matière de limitation des libertés, de contrôle démocratique et de vie privée.

"Nous avons dû souvent éteindre des incendies durant cette crise, mais si on veut en prévenir et limiter le risque, il faut prévoir un plan pandémie avec une capacité suffisante en matériel et en personnel et agir plus vite sur la balle. Il faut une unité de commandement, un commandant de pompiers, mais aussi des pompiers sur le terrain avec connaissances. Il faut une unité de communication au niveau national et même européen. Il faut une échelle pour aller aider ceux qui se trouvent le plus exposés à l'incendie", a résumé de façon fort imagée Juan Moreno Benjumea.

Delphine Chabbert a souligné que les rapporteurs avaient adopté la démarche la plus rassembleuse et le plus concertée avec l'ensemble des groupes pour avoir un texte le plus large et le plus partagé possible. Le choix a aussi été fait d'une exhaustivité très large pour rendre justice aux paroles des gens qui avaient besoin d'être entendus et rendus visibles.

Les recommandations bruxelloises ont par ailleurs l'ambition de permettre au gouvernement bruxellois de disposer d'un plan de travail et d'aboutir à un autre modèle de gestion de crise car personne n'était préparé à celle-ci, a souligné la rapporteuse socialiste.