M. Close était entendu en tant que bourgmestre proche de la majorité politique régionale, tout comme Hervé Doyen (cdH), son homologue de Jette, entendu pour sa proximité supposée avec l'opposition.

Le bourgmestre de la Ville a par ailleurs plaidé pour une affectation au moins partielle du bonus de la Sécurité sociale constitué par une série de dépenses de soins qui n'ont pu être engagées en raison de la crise sanitaire, à la correction du déficit abyssal qui se profile pour les hôpitaux bruxellois pour l'année en cours. On évoque, selon M. Close, un montant de quelque 30 millions d'euros.

Il a par ailleurs une nouvelle fois plaidé pour le recours plus systématique aux Sanctions Administratives Communales (SAC) qu'aux amendes pénales en matière de non-respect de l'obligation de porter le masque. Cet outils permet selon lui de prendre des mesures plus proportionnelles et remplissent une fonction davantage "réparatrice".

Il a indiqué que la Ville demanderait la réalisation d'une étude universitaire sur le volet social de la crise qui manque d'approche en la matière.

Sur le plan institutionnel, Philippe Close s'est prononcé ouvertement en faveur du Conseil Régional de Sécurité (CORES) qui réunit notamment les bourgmestres des 19 communes et les chefs de corps des zones de police de la capitale, sous la coordination du ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort.

"Il s'agit d'un organe où institutionnellement, on est obligé de prendre les mêmes décisions. C'est le lieu idéal", a-t-il dit.

De son côté, Hervé Doyen a déploré qu'au plus fort de la crise, les bourgmestres soient confrontés à des informations parfois contradictoires des mondes universitaire et de la santé, notamment au sujet du port du masque, ce qui est source de difficulté pour pendre une décision.

Il a indiqué par ailleurs qu'au début de la crise, il n'y avait aucun lien entre la commune et les maisons de repos privées. Celle de Jette a depuis lors mis sur pied une cellule de concertation avec ce secteur.