La situation de Bruxelles n'est, à première vue, pas si alarmante. Sur la période entre le 20 et le 26 juillet, la Région a vu son taux de nouvelles infections augmenter de 12%, contre une hausse de 71% à l'échelle nationale. Ça ne paraît donc pas énorme, surtout quand on voit la situation à Anvers, où 820 cas de Covid ont été signalés la semaine passée, et 498 la semaine avant. À Bruxelles, 143 "seulement" ont été répertoriés entre le 20 et le 26 juillet, et 134 les sept jours précédents.

Mais plusieurs facteurs peuvent expliquer ces chiffres plus faibles à Bruxelles. Notamment le manque de centres de tests dans la région bruxelloise et les démarches pour se faire tester.

"Dans la région de Bruxelles-Capitale, les tests ont notamment été traités par des laboratoires privés, qui mettent jusqu'à cinq jours pour publier les résultats", a expliqué à Bruzz Tine Dusauchoit, médecin généraliste de Jette. Selon elle, cela décourage les gens qui voudraient se faire tester, car il faudrait qu'ils restent chez eux cinq jours, sans savoir si les résultats seront positifs ou négatifs. Une mesure à laquelle tout le monde ne se plierait pas.

Ensuite, si un Bruxellois se décide tout de même à réaliser un test, encore faut-il qu'il trouve un centre où le faire. Le nombre d'endroits où se faire tester a diminué à Bruxelles, et les centres encore ouverts ne le sont pas totalement le week-end, seuls trois d'entre eux proposent des rendez-vous le samedi par exemple. Le temps d'attente pour se faire dépister est donc plus long, le nombre de centres étant trop faible par rapport au nombre d'habitants. Encore de quoi décourager les Bruxellois.

De plus, il est nécessaire de demander un formulaire à son docteur pour aller se faire tester. Mais 30% des Bruxellois n'ont pas de médecin traitant, ce qui ne les encourage pas à se rendre dans un centre de dépistage. Il se pourrait donc que les chiffres donnent une vision "tronquée" de la réalité dans la capitale.