Barbara Trachte (Ecolo) assure que tout sera fait pour soutenir l’économie bruxelloise.

Nous allons trouver tous les moyens budgétaires et nécessaires pour soutenir l’économie bruxelloise" , assure la secrétaire d’État bruxelloise en charge de la Transition économique Barbara Trachte (Ecolo) alors qu’elle visite le call-center 1819 de hub.brussels destiné à renseigner les entrepreneurs et commerçants bruxellois.

Déjà, semaine passée, décision a été prise de permettre à finance.brussels de sortir 20 millions d’euros de garantie aux banques pour qu’elles fassent preuve de souplesse en matière de crédits accordés aux entreprises bruxelloises. D’autres mesures, comme la possibilité de mettre ses employés en chômage temporaire, les mesures de suspension, report ou étalement des charges fiscales et sociales devraient offrir un petit ballon d’oxygène au secteur économique bruxellois.

Cela suffira-t-il ? La Première ministre Sophie Wilmès l’assurait samedi. Le secteur de l’Horeca est bien plus circonspect. Raison pour laquelle Barbara Trachte prévoit déjà une nouvelle salve de mesures de soutien, en collaboration avec le fédéral bien entendu. "Tout le monde est sur le pont pour dégager des solutions", poursuit la secrétaire d’État. "Nous étudions d’autres mesures pour donner de l’air au secteur."

Les primes aux entreprises liquidées le plus vite possible

Ainsi, le gouvernement bruxellois va lister les taxes régionales et communales qui pèsent sur le secteur de l’Horeca entre autres. "Nous allons voir s’il est possible de les reporter, voire les annuler. Nous allons également liquider le plus rapidement possible les primes aux entreprises." En clair, les primes prévues seront octroyées très rapidement. "Même une entreprise qui devait toucher une prime en 2021 pourrait la toucher maintenant."

Une autre mesure, plus radicale encore, consisterait à pouvoir donner du cash aux entreprises les plus en difficulté. C’est LE gros problème de l’Horeca. Sans cash, les restaurateurs, cafetiers ne pourront plus payer leurs loyers, leurs charges fixes, etc. Sans cash, les plus fragiles courent à la faillite. "Cela se fera toujours via les primes", évoque Barbara Trachte. "Les situations seront examinées au cas par cas." Le gouvernement bruxellois souhaite également faciliter les livraisons. Cela pose de nombreuses questions, notamment en matière d’hygiène ou de fiscalité.

Pour Barbara Trachte, cette crise est par ailleurs l’occasion de consommer local au maximum. "C’est le moment d’aider son épicier, son boucher de quartier en allant acheter chez lui. Cela ne résoudra certainement pas tout mais ça l’aidera certainement à passer ce cap particulièrement difficile."

L’impact du coronavirus sur le non-alimentaire reste encore flou. Il n’empêche, les entreprises se fournissant en Chine - comme le constructeur Audi, à Forest, par exemple - sont fortement impactées. De même, le secteur de la construction est en pénurie de masques de protection, indispensables sur les chantiers. Certains chantiers pourraient ainsi être arrêtés pour cette raison…

M. L.