Au 13 septembre, la Région bruxelloise déplorait 1 540 décès imputés au Covid-19. 1 540 décès, ce sont autant de proches endeuillés qui n'ont pas pu dire au revoir au défunt. Ce sont autant de familles et d'amis privés de funérailles, de rites, d'hommages collectifs et de soutien de leur entourage.

Pour ces milliers de personnes, la plateforme Faire face au Covid et la ligne d’écoute 0800 20 220 ont été mises en place, financées par la Cocof et la Fondation Roi Baudouin. Ce numéro gratuit va cependant être coupé le 30 septembre prochain.

Interpellée par la suppression de cette ligne de soutien, Céline Fremault (CDH) a interrogé le ministre de la Santé Alain Maron (Ecolo) sur la question mercredi dernier. "La fin des décès liés au Covid n'est pas garantie dans un futur proche et les professionnels alertent sur l'impact psychologique qui peut durer des mois après le décès d'un proche. Le ministre a en outre annoncé le 28 août dernier que les subsides pour l’aide psychologique au personnel des maisons de repos ainsi qu’aux résidents seraient prolongés", rappelle la députée bruxelloise.

Mais après six mois de financement et seulement cinquante appels passés, l'administration de la Cocof, suivie par le cabinet Macron, n'est pas favorable à la pérennisation du dispositif.

La députée bruxelloise a donc plaidé ce mercredi pour la mise sur pied d'une campagne régionale d'information et de communication afin de faire connaître les autres services proposés à Bruxelles. L'objectif : prévenir directement les familles affectées que des professionnels continuent d'être à leur écoute si elles en ressentent le besoin. Selon Alain Maron, d'autres lieux, tels que le service de santé mentale Chapelle-aux-Champs, seront par exemple mobilisables.

"Les pouvoirs publics ne pourront jamais remplacer un parent ou un ami qu’on a envie de serrer dans ses bras mais, dans ce contexte de crise où les relations sociales sont ultra-limitées et ce, même pour les personnes qui ont récemment perdu des proches, il est primordial de pouvoir garantir une aide et un soutien professionnel de première ligne aux personnes qui en ont besoin urgemment", conclut Céline Fremault.