Samedi dernier, dans l'émission Les Experts sur BX1, le bourgmestre d'Auderghem Didier Gosuin (Defi) affichait son scepticisme quant au contrôle du respect du Covid Safe Ticket, dans l'Horeca entre autres. "Sur Auderghem, sauf si indication très précise que certains fraudent ou qu'il y a des abus, alors il y a aura un contrôle. Mais je pense donc qu'il n'y aura quasi pas de contrôle", a-t-il assuré. 

Son homologue ucclois Boris Dilliès (MR) tenait la même ligne : "Soyons clairs, il ne faut pas s'imaginer que, d'un point de vue pratique, on va pouvoir demander à la police d'aller vérifier dans tous les établissements, Horeca notamment, si le CST est bien demandé".

Même son de cloche dans le chef des 17 autres bourgmestres ce mercredi, à l'issue de la conférence des bourgmestres. Unanimement, ils demandent à la Cocom - et à son ministre de tutelle Alain Maron (Ecolo) une plus grande clarté dans le contrôle du Covid Safe Ticket - dont l'entrée en vigueur est prévue au 15 octobre prochain à Bruxelles. Ils veulent que "la vérification du CST puisse être aisément réalisée", lit-on dans une lettre signée par les 19 bourgmestres et adressée à la Cocom.

Les bourgmestres demandent par ailleurs que le contrôle du CST "puisse être réalisé par tout membre du personnel communal (ou apparenté tel que le personnel des ASBL communales) et ce afin de pouvoir assurer au mieux la mise en œuvre concrète de l’ordonnance à venir".

Ils estiment enfin "qu'il appartient à la Cocom de fournir aux communes les moyens financiers et en personnel nécessaires et suffisants pour permettre la mise en œuvre sur le terrain des mesures qui auront été décidées, et ce plus particulièrement quant aux contrôles à effectuer à l’entrée des homes, la Cocom restant responsable de la stratégie globale".