Le ministre bruxellois de la Santé Alain Maron (Ecolo) a dévoilé quelques éléments concrets relatifs à la mise en place du Covid Safe Ticket sur le territoire régional bruxellois à partir du 1er octobre prochain. Ce matin, le gouvernement bruxellois a approuvé l'ordonnance en première lecture

Alain Maron n'est livré d’information claire sur les modalités répressives liées au Covid Safe Ticket, ni sur les contrôles. Il a d'ailleurs assuré "le Covid Safe Ticket n’est pas le pass sanitaire français, c’est un outil de gestion et de réduction des risques qui permet des ouvertures plutôt que des fermetures". Pourtant, l’ordonnance prévoit des sanctions pénales ainsi que la possibilité pour les bourgmestres d’imposer une fermeture administrative.

Les visiteurs des lieux de soins devront présenter le Covid Safe Ticket

À noter tout d’abord que les personnes qui travaillent dans les domaines concernés par le Covid Safe Ticket ne seront, elles, pas (directement) soumises à l’obligation. Mais d’autres facteurs à d’autres niveaux pourraient forcer celles-ci à s’y soumettre.

C’était le point d’interrogation principal autour de ce nouvel outil contre la pandémie. En ce qui concerne les maisons de repos et autres centres de soin, tout visiteur s’y rendant devra présenter un Covid Safe Ticket. Il en va de même pour les hôpitaux. Pour le reste, pas de grande surprise : les discothèques, les cafés, bars et restaurants, les centres de sport et de fitness et les hôtels devront demander un Covid Safe Ticket à leurs clients pour leur permettre l’accès à leurs services. En ce qui concerne les établissements du secteur culturel, récréatif et festif, et pour tous les évènements, il faudra également scanner le fameux QR Code, mais à partir d’une jauge de 50 personnes. En dessous de ce chiffre, celui-ci sera à l’appréciation de l’organisation.

Pas de Covid Safe Ticket en dessous de 16 ans

Par ailleurs, les jeunes de moins de seize ans ne sont pas concernés par toutes ces mesures, sauf s'ils visitent des institutions de soins de santé ou participent à des évènements de masse, ce qui est du ressort du gouvernement fédéral. Pas de Covid Safe Ticket pour les activités considérées comme essentielles, non plus. Par ce terme « essentiel » est entendu : l’accès aux transports, aux écoles, aux grandes surfaces, aux soins de santé, aux banques, aux lieux de travail, etc…

Cette mesure, qui fait débat, sera mise en place pour trois mois. Le ministre Maron espère ne pas avoir à la reconduire mais n’exclut pas devoir le faire si nécessaire. Si la date n’a pas été explicitement donnée lors de cette commission, l’obligation du Covid Safe Ticket devrait logiquement voir le jour début octobre.