Fatiguée d’un quartier délaissé, Christiane Peetermans dénonce. Et réclame du changement

ANDERLECHT Inlassablement, Christiane Peetermans déambule dans son coin – Georges Moreau et alentours… et au-delà. Non pour flâner, mais à l’écoute des citoyens. C’en est trop ! La conseillère indépendante, si courtisée depuis qu’elle a laissé Walter Vandenbossche (CD&V) en plan, sort du bois. “Les difficultés dans Cureghem sont quotidiennes. Nous attendons un geste fort en faveur du respect des lois et de la police”, invective-t-elle. Parce que, sans poujadisme, la politicienne ne devant rien à personne en a ras- la-casquette que “rien ne bouge”.

La sécurité, en un. “Les patrouilles sont invisibles. Plus de patrouille pédestre; juste des voitures s’annonçant via sirènes…” Le commissariat de Cureghem ? d’un effectif de théorique de 20 personnes, on n’en retrouve que six ou sept. Et cette pro du terrain, de conter cet accident, coup de chance, sans conséquence dramatique : “Il y a une quinzaine de jours, deux voitures se sont heurtées au carrefour Moreau/Elloy. Il a fallu deux heures pour que la police rapplique.”

Par cette histoire, l’administrative dans un laboratoire pharmaceutique entend dénoncer un immobilisme inquiétant. Celui qui fait qu’au commissariat Démosthène, on n’ait presque hommes et voitures que lors des matches du Sporting d’Anderlecht…

Autre exemple de laisser-aller en des artères cependant proches de la maison communale : début octobre, Sibelga mit une bonne semaine à s’attaquer à une coupure de courant consécutive à du vandalisme !

Les problèmes récurrents, en deux. Dixit Christiane Peetermans, ils pulluleraient entre dépôts clandestins, d’immondices à côté des poubelles, stationnements sauvages, chiens dangereux, logements sociaux “à risque” et impunité des garagistes : “Ils travaillent vers 22 h. Toute la nuit. Il n’y a même pas de contrôle. Rue Moreau, le trottoir, c’est leur commerce…”

Pas bon pour l’image d’Anderlecht, sa sortie ? Christiane Peetermans s’en tape. Et exige un changement, des contrôles des autorités. À défaut, c’est une pétition qu’elle leur balancera dans les pattes. Sans chercher, elle dispose déjà de 70 noms. De toutes nationalités.



© La Dernière Heure 2009