Bruxelles

La DH a visité en exclusivité le magasin de trois étages qui vend pour la première fois à Bruxelles les collections enfant de la marque.

Fin 2014, son arrivée avait fait fureur à Bruxelles. Pendant plusieurs jours, les clients se sont rués vers lui, créant de longues files d'attente en plein milieu de la rue Neuve. Près de cinq ans plus tard, le succès est toujours au rendez-vous. Lundi, l'enseigne ouvrira officiellement son second magasin dans la capitale. Il y a quelques jours encore, ces nouveaux locaux étaient totalement vides. Mais depuis une semaine, toute l'équipe du magasin s'affaire pour donner vie aux trois étages du bâtiment. 

© GUILLAUME JC

Trois étages synonymes d'espace : voilà bien quelque chose qui manquait au Primark de la rue Neuve, fort étriqué. Sur la chaussée d'Ixelles, les rayons s'étalent sur pas moins de 5 500 m², près de trois fois plus qu'à Bruxelles-Ville. "Ce n'était pas agréable pour les clients et encore moins pour les vendeurs qui devaient travailler toute la journée dans les bousculades. Ils ont vraiment mérité ce nouvel espace aéré", s'exclame Anne-Marie de Block, responsable des ressources humaines.

Un espace beaucoup plus important qui permet à la marque d'élargir son offre au sein de la capitale. Pour la première fois à Bruxelles, des rayons enfants côtoient ainsi les collections adultes, au deuxième étage du magasin. Au troisième, ce sont les gammes de décoration intérieure qui disposent désormais d'un véritable espace d'exposition, à côté des vêtements pour hommes.

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Le rez-de-chaussée s'adresse quant à lui aux femmes et aux adeptes d'accessoires et de maquillage. "Nous tenions à accorder un espace plus grand à nos produits de beauté car ils fonctionnent très bien en Belgique. Certaines de nos vendeuses sont esthéticiennes et pourront donc guider les clientes qui le souhaitent dans leur choix de produits."

Moderne, l'enseigne a tenu à conserver quelques marques de l'ancienne présence industrielle. De grands espaces vides donnant sur les étages inférieurs agrandissent encore l'espace, rappelant les "grands magasins de l'époque". Quatre zones "rechargeables" ont été pensées pour vous permettre de recharger vos batteries, dans tous les sens du termes : au sens figuré grâce à des fauteuils et au sens propre grâce à des prises de courant.

Après la rue Neuve, la chaussée d'Ixelles s'est vite imposée comme lieu d'implantation dans la capitale. "C'est la deuxième plus grande rue commerçante de Bruxelles, nous sommes très heureux de nous y installer", confie Anne-Marie de Block. La responsable des ressources humaines tient d'ailleurs à remercier les policiers du quartier : "Ils étaient vraiment très bien au moment où il fallait gérer l'afflux de tous les camions de livraison. On sent vraiment qu'on est dans une ambiance de quartier, c'est plus convivial."

Si Anne-Marie de Block reconnaît tous les efforts investis pour rendre la chaussée d'Ixelles plus attrayante, elle considère que des améliorations sont encore à apporter, notamment via l'association des commerçants. "On peut encore améliorer la netteté et la propreté du lieu. Chacun est responsable de son bout de trottoir et doit nettoyer devant chez lui. Quand on voit l'entrée de certaines enseignes ou du quartier Matonge, ce n'est pas possible."

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Ces quelques éléments n’entachent cependant pas son optimisme :"Le magasin de la rue Neuve se porte bien mais on attend beaucoup de celui-ci parce que derrière l'entrée assez discrète, je trouve qu'il y a vraiment un très beau magasin." Presque totalement aménagé, le magasin termine de se faire une beauté. Entre les rayons, les vendeurs n'ont pas de temps à perdre : tout doit être prêt pour samedi, jour où ils sont invités à présenter le magasin à leurs amis et famille, en avant-première. Une sorte de répétition avant l'ouverture officielle, ce lundi à 10h.

Primark en quelques chiffres

L'enseigne fête cette année ses 50 ans. Le magasin de la chaussée d'Ixelles s'étend sur 5 500 m² et emploie 400 personnes. "Plus de 2 000 personnes ont présenté leur candidature. 270 employés ont été engagés via Actiris, avec qui nous avons beaucoup travaillé", indique Anne-Marie de Block. La responsable des ressources humaines précise que pour 45 personnes, il s'agit de leur premier emploi et que, parmi les 400, une centaine d'employés sont des Ixellois.