Certains secteurs sont en manque de personnel : la santé, les transports, l'alimentation, etc.

Les entreprises installées à Bruxelles ont procédé à 121 000 demandes de chômage économiques pour leurs employés, ouvriers, etc., annonce la porte-parole de la ministre en charge de l'Economie et de l'Emploi Nathalie Muylle. Cela ne signifie pas, encore, que ces 121 000 personnes soient effectivement en chômage économique. Le gouvernement fédéral ne dispose pas encore de chiffres précis pour la Wallonie ni même de répartition entre secteurs d'activité. Ce chiffre bruxellois peut paraître élevé. Il s'explique notamment par le fait qu'un nombre conséquent d'entreprises ont leur siège social à Bruxelles.

Du côté d'Actiris, on remarque par ailleurs que les secteurs de la santé, des transports, de la distribution et de l'alimentation sont à la recherche de personnel. Chez Beci, la Chambre de Commerce de Bruxelles, on suit cette évolution de très prêt. "Il est trop tôt pour avoir une vision fine de la situation, notamment en termes de faillites", explique le secrétaire général de Beci Jan de Brabanter. "Mais notre centre des entreprises en difficulté reçoit de plus en plus d'appels." 

Beci, en collaboration avec la banque nationale et les autres organisations patronales, a lancé une enquête auprès de toutes les entreprises afin de monitorer la situation au plus précis. "L'idée est d'avoir un aperçu, quasi quotidien, sur la situation, secteur par secteur", poursuit Jan de Brabanter. "Nous avons mis en place des enquêtes similaires au sein des différentes organisations patronales afin d'obtenir un baromètre fiable pour l'ensemble de la Belgique." 

Semaine passée, la Chambre de Commerce de Bruxelles avait estimé l'impact du COVID-19 sur l'économie bruxelloise à une fléchissemenet de valeur ajoutée autour de 30%. Soit une perte potentielle de 300 000 emplois sur le territoire régional. "Ces chiffres correspondent à la réalité", conclut le secrétaire général de Beci.