Selon eux, les perturbations sont pour l'heure limitées, des déviations de voies pouvant plus facilement être mises en place la nuit vu la circulation ferroviaire de faible fréquence. Mais elles pourraient en revanche s'étendre en matinée si le train n'est pas enlevé des voies d'ici là. L'incident n'a fait aucun blessé. Les techniciens avaient fait des parcours d'essai durant la journée pour comprendre d'où venait le problème. Ils avaient par la suite mis le train en arrêt, avec les freins correctement activés d'après les premiers éléments communiqués aux syndicalistes. Le convoi s'est ensuite remis en route sans plus personne à son bord. L'origine de la défaillance, humaine ou technique, reste à déterminer.

Le TGV a déraillé à hauteur d'un aiguillage et a endommagé la grille entourant l'enceinte de l'atelier.

Un représentant syndical explique craindre que le coût des réparations qui devrait être réclamé par la SNCF ne soit répercuté sur les travailleurs. "Cela va coûter très cher et on craint que ces dépenses retombent encore sur le dos des travailleurs, car la tendance est à faire des économies et à augmenter la productivité, avec pour résultat une moindre qualité de travail. Les syndicats signalent depuis longtemps qu'en augmentant la pression sur les travailleurs, des accidents peuvent arriver."