Elles sont encore 25 000 enregistrées à Bruxelles, selon nos confrères de Bruzz. Elles, ce sont les voitures diesel de norme euro 4, âgées de onze ans et plus. Dernières de leur génération, elles ne sont pas forcément toutes équipées d'un filtre à particules, constituent 12% d'un échantillon de voitures testées pour une étude publiée récemment, mais produisent 50% des émissions de NOx. En les banissant, Bruxelles fait un pas important dans sa lutte contre la pollution, et au sein de la LEZ qu'elle poursuit depuis bientôt trois ans.

Une prime, pas (encore) d'amende

Evidemment, la mesure ne sera pas appliquée radicalement. Les propriétaires des véhicules concernés ont trois mois pour se mettre au parfum avant de se mettre au risque de recevoir 350 euros d'amende. Ceci dit, les automobilistes semblent avoir pris leurs dispositions, puisque le nombre de véhicules problématiques a baissé de 95 000 à 76 500 entre mai et novembre, rapporte Bruzz.

Côté prime, les propriétaires qui radient leur immatriculation se voient accorder la prime Bruxell'Air sous quelques critères. Le montant varie, en fonction du revenu familial, entre 500 et 900 euros. Celle-ci a déjà connu quelques modifications depuis février, et en connaîtra encore à l'avenir, mais 886 particuliers en ont déjà bénéficié, rapporte Le Soir.  

Prochaine étape : 2025 et l'interdiction des véhicules diesel Euro 5 avant l'interdiction totale du diesel en 2030 et les moteurs thermiques pour 2035. Un pas supplémentaire vers la neutralité carbone visée pour 2050.