Les autorités bruxelloises ont choisi de mettre en place un plan pour freiner le rebond épidémique que nous rencontrons actuellement.

Ils ont décidé de fermer: les bars, les cafés, les salons de thé, les buvettes de club de sport amateur et les salles de fête. En ce qui concerne la consommation d'alcool sur la voie publique, elle est interdite. Ces mesures sont appliquées dans les 19 communes de la Région Bruxelles-Capitale depuis ce jeudi matin.

Nos confrères de RTL ont sondé les clients qui se rendaient pour la dernière fois, avant un certain temps, dans les bars bruxellois.


Plusieurs terrasses étaient remplies de clients profitant de cette 'dernière occasion'. "A Bruxelles tout sera fermé, alors que dans le Brabant wallon, tout reste ouvert ! Je pense qu'il va y avoir un effet de masse où tout le monde va se déplacer le vendredi soir ...", explique un client, profitant d'un dernier verre en terrasse avant qu'il ne fasse trop froid.

Du côté des tenanciers de cafés, on ressent une réelle déception. " Les gens veulent sortir une dernière fois, je peux les comprendre", explique un tenancier quelque peu dépité, qui va "devoir s'adapter pour ne plus accepter que les gens qui mangent, on verra si c'est possible de tenir comme ça".

D'autres témoignages de jeunes sont alors recueillis au micro de RTL: "On nous dit qu'on ne peut plus aller dans les bars, alors tout Bruxelles se bourre la gueule. On transmet le virus une bonne fois pour toute avant de se confiner, ça n'a pas beaucoup de sens", explique un jeune dont l'avis est moins dans la mesure. Il ajoute également: "Ne croyez pas qu'on va s'arrêter de faire la fête parce vous dites qu'on ne peut plus le faire, on le fera simplement ailleurs, dans les appartements".

Un groupe de jeunes, bouteilles d'alcool à la main, explique: "On se sent réprimandés, on a l'impression que les jeunes sont la portion de la population qu'il faut tenir en laisse".

Une dernière tenancière, triste de la nouvelle fermeture, s'exprime également: "On cherche à brimer la population, à l'opprimer. Empêcher la population de se rassembler, c'est l'empêcher de se concerter et de réfléchir à ce qui se passe en ce moment. On nous prive de tous nos loisirs: les bars, le sport, la culture".