Les autotests sont devenus rois, depuis plusieurs semaines. S'ils sont désormais une condition presque sine qua non pour se rendre à une soirée ou à un évènement ne permettant pas le respect de gestes barrières, la question de voir ces fameux tests débarquer dans les écoles ou dans les entreprises s'invite timidement. Et assez vite, l'achat quasi systématique de ces autotests peut se muer en un coût non-négligeable pour certains foyers.

La mesure a été annoncée sur la pointe des pieds par le ministre Franck Vandenbroucke lors de la conférence de presse du dernier Codeco, mais confirmée par Inge Neven lors du point presse de la Cocom, ce mardi matin. "Il y a plus de 30 pourcents de notre région qui peuvent avoir des autotests en pharmacie au prix de un euro." Ceci dit, les vannes ne sont pas totalement ouvertes pour autant, puisque les personnes en question pourront bénéficier de quatre autotests maximum en deux semaines. En 2020, Bruxelles comptait plus de 330 000 personnes qui bénéficiaient du statut BIM (Bénéficiaire d'Intervention Majorée) nécessaire pour en profiter, soit 27% de la population.

Comment en bénéficier ?

Pour bénéficier de cette nouvelle mesure, les conditions requises sont simples, il faut avoir le statut de bénéficiaire d'intervention majorée, lequel s'accorde par les mutuelles aux personnes touchant moins de 20.763,88 euros bruts par an, augmenté de 3.843,96 euros par membre dans le ménage. Parmi ce fameux statut BIM sont aussi recensés les personnes bénéficiant du revenu d’intégration sociale, du revenu garanti aux personnes âgée (GRAPA), en situation de handicap ou en charge d'un enfant atteint d'un handicap (à plus de 66%), des mineurs étrangers non-accompagnés, ou des orphelins de moins de 25 ans. 

Dans les faits, il suffit de se rendre en pharmacie et de présenter sa carte d'identité (si celle-ci n'est pas encore dans la banque de données). Le pharmacien saura à partir de celle-ci le statut de son interlocuteur et pourra appliquer (ou non) la réduction. À noter donc que cette mesure ne s'applique uniquement qu'aux tests achetés en pharmacie. C'est ensuite l'Inami, soit l'état fédéral, qui rembourse la différence.