Une enquête est en cours pour retrouver les auteurs des faits.

La cour de l'Institut Saint-Vincent est bien calme ce mardi matin. Pas d'élèves à l'horizon : ils ont été invités à rester chez eux. Les instituteurs ont également quitté les lieux, après avoir remis de l'ordre dans leur classe. Dans l'entrée du bâtiment, trois extincteurs sont posés contre le mur, seuls signes apparents de ce qui s'est déroulé dans la nuit de lundi à mardi.

Cinq jeunes auraient forcé l'entrée de l'établissement, vidant des extincteurs dans les classes et cassant plusieurs portes. Des enveloppes contenant de l'argent récolté dans le cadre de l'opération Viva for life auraient en outre été dérobées. "Dans l'une des classes, ils sont tombés sur un professeur qui s'était endormi sur son bureau en travaillant tard. Ils l'ont frappé et ligoté. Il est traumatisé, il a dix jours d'arrêt de travail", raconte la directrice. 

Les intrus auraient ensuite pris la fuite avec le véhicule de ce professeur, garé devant l'école. "Cette voiture a été retrouvée un peu plus tard à Molenbeek", indique Stéphanie Lagasse, porte-parole du parquet de Bruxelles. Ce dernier a requis le laboratoire scientifique de la police fédérale qui est descendu sur place. Une instruction est en cours pour identifier les auteurs des faits, toujours en fuite. Les faits ont été qualifiés de destruction de bien mobilier avec violence et/ou menaces et de vol avec violence et/ou menace.

"Nous sommes sous le choc. La directrice est là depuis trois heures du matin pour gérer les dégâts et remplir les documents pour les assurances", explique l'équipe pédagogique qui précise que l'école rouvrira ses portes mercredi. 

© BAUWERAERTS DIDIER

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