Suite à la pétition d'une jeune avocate espagnole agressée aux abords du parc du Cinquantenaire, plusieurs politiques se sont emparés du dossier. C'est le cas de Carla Dejonghe, députée Open VLD au parlement bruxellois. La membre du conseil de police a fait les démarches auprès du conseil de police, du ministre-président de Bruxelles et du ministre de l'Environnement. Elle a également proposé des solutions.

"Selon la police, peu de plaintes ont été déposées ces dernières années concernant des infractions sexuelles dans le parc du Cinquantenaire : seules 5 plaintes au cours des 10 dernières années. Le dernier viol remonte même à 2008, indique Carla Dejonghe. Et pourtant, les témoignages démontrent que les jeunes filles sont souvent harcelées dans le parc du Cinquantenaire, mais cela mène rarement à une plainte officielle. Nous savons déjà depuis longtemps qu'il est extrêmement difficile pour une victime de déposer plainte. Après le choc initial vient le processus du traitement. La question qui hante parfois l'esprit de la victime : suis-je responsable ? De plus, raconter à un policier ce qui s'est passé est souvent une expérience gênante".

Carla Dejonghe appelle toute personne à déposer plainte pour tout incident, aussi minime qu’il soit. "De cette façon, la police peut essayer de retrouver l'auteur des faits et vous pouvez contribuer à ce que d'autres personnes ne subissent pas le même sort. La violence sexuelle ne peut jamais être justifiée. La responsabilité incombe à l'auteur du crime !".

En février, les bourgmestres d'Etterbeek et de Bruxelles, les chefs de police des zones de Bruxelles-Ixelles et de Montgomery et des représentants de l'IBGE (responsable du parc du Cinquantenaire et des agents de sécurité) ont visité le quartier afin de discuter du problème. Plusieurs mesures principales ont été prises. "La police et les gardiens de la ville patrouilleront davantage, l'éclairage sera revu, et les buissons seront mieux taillés afin d’ augmenter la visibilité, énumère la députée bruxelloise. A celles-ci s'ajoutent la création d'une plateforme. expliquée dans un communiqué : "Pour tous les problèmes relatifs au parc du Cinquantenaire, une plateforme de dialogue sera créée entre les zones de police de Bruxelles-Ixelles et Montgomery, les services de prévention des communes d'Etterbeek et de Bruxelles et l'IBGE. Cette plateforme se réunira plusieurs fois par an pour échanger toutes les informations à ce sujet". De nouveaux panneux seront également placés aux entrées du parc pour permettre aux visiteurs de trouver leur position exacte, la disposition générale du site, l'emplacement des endroits les plus en vue, les 26 entrées du parc et les adresses des postes de police les plus proches et les itinéraires qui y mènent.

"Les zones de police, les services de prévention des communes et l'IBGE travailleront de concert pour avoir une image constante des événements et de la criminalité dans le parc, précise Carla Dejonghe. Sur cette base, les services de police, les gardiens de la ville et les gardes-parc coordonneront leurs horaires de patrouille. De cette manière, la présence la plus constante possible sera garantie dans et aux alentours du parc.e base, les services de police, les gardiens de la ville et les gardes-parc coordonneront leurs horaires de patrouille. De cette manière, la présence la plus constante possible sera garantie dans et aux alentours du parc".

Et la députée poursuit : "Il est important de noter que les zones de police assuraient déjà une présence régulière dans et aux alentours du parc grâce aux patrouilles des brigades canines et cyclistes, du service d'intervention et de leurs inspecteurs de quartier. Ces mesures ne devraient que renforcer ce système".