Bruxelles

Aujourd’hui a lieu la journée mondiale du refus de la misère. À Bruxelles, la question de la pauvreté est préoccupante. Des dizaines d’hommes politiques, universitaires et travailleurs sociaux ont donc assisté, hier, au Forum de lutte contre la pauvreté.

Cette journée de conférences et de débats était l’occasion de faire le point sur les mesures déjà entreprises par les pouvoirs publics pour éradiquer ce fléau. Lors de son intervention, Rachid Madrane (PS), le ministre Cocof en charge de l’Action sociale, a, par exemple, évoqué la Garantie Jeunes pour lutter contre le chômage.

Cette action, mise en place au niveau européen et dotée d’un budget de quatre millions d’euros, donne l’opportunité aux jeunes de trouver un emploi, de retourner aux études, à une formation ou à une reconversion à la fin de leur scolarité. "La mise en place d’une Garantie Jeunes est clairement une opportunité que la Région ne peut laisser passer. Nous allons devoir préparer sa mise en application", a affirmé l’homme politique.

Le but de cette journée était également de trouver de nouvelles solutions pour éviter de précariser davantage les populations fragiles. Parmi elles figurait l’évaluation des politiques publiques. "Dès qu’un homme arrive au pouvoir, il devrait vérifier sur le terrain quelles politiques de son prédécesseur ont été efficaces. Or, de telles mesures sont rarement entreprises", a regretté Nicolas De Kuyssche, l’organisateur du forum.

Les personnes présentes ont aussi discuté de l’individualisation des droits. "Beaucoup de jeunes actifs font le choix de vivre en collocation. Or, un cohabitant est toujours sanctionné en ce qui concerne les revenus de remplacement, comme le chômage ou les allocations CPAS. Ce serait bien que tout le monde touche la même chose", a ajouté le professionnel.

Pour l’instant, ces mesures ne sont que des idées. Mais elles pourraient, à l’avenir, influencer certains hommes politiques dans leurs décisions.