Les hôtels bruxellois ont perdu entre 20 et 30% de leur taux d'occupation, a indiqué la Brussels Hotels Association.

Depuis les attentats de Bruxelles et Zaventem le 22 mars dernier, les touristes de loisirs boudent la capitale. "Juste après les attentats, les pertes pour le secteur hôtelier s'élevaient à plus de 50%. Aujourd'hui, deux mois après les attentats, les pertes sont donc moindres, mais ça reste intenable", a commenté Rodolphe Van Weyenbergh, le secrétaire général de la Brussels Hotels Association (BHA). "Il faut savoir que lors d'une année ordinaire, 2014 par exemple, l'hôtellerie belge est déjà une des moins rentables d'Europe", souligne la BHA qui s'appuie sur le classement du Goppar (Gross operating profit per available room, profit opérationnel brut par chambre disponible ndlr).

La baisse du taux d'occupation est particulièrement prononcée durant le week-end, le déclin des arrivées de visiteurs concernant principalement le tourisme de loisirs.

La BHA appelle dès lors à une évaluation urgente des mesures déjà décidées par le gouvernement fédéral, ainsi qu'à de nouvelles mesures en matière d'exonération temporaire des charges pour les entreprises, notamment ONSS. "Nous appelons également à une démarche européenne, car l'enjeu dépasse largement Bruxelles et la Belgique, afin de défendre la destination Europe", a déclaré à l'agence Belga Rodolphe Van Weyenbergh.

La BHA souhaite qu'une action de communication structurée, impliquant tous les niveaux de pouvoir, soit mise en place afin de corriger l'image de la Belgique et de reconquérir une clientèle de loisirs. Des initiatives du secteur privé, telles que l'opération pyjama qui a rencontré un réel engouement début mai, est également à réitérer "même s'il s'agit d'une action symbolique et qu'elle ne suffit pas".

Le secteur Horeca est également affecté par la baisse du tourisme. Celui-ci ne fait que 50 à 60% de son chiffre d'affaires, a indiqué Philippe Trine, de la Fédération Horeca de Bruxelles.