Les deux fonctionnaires de police avaient saisi la caméra d'une équipe de tournage de ZIN TV et effacé des images sur les cartes mémoires de l'appareil, en octobre 2015, lors d'une manifestation à Bruxelles. Deux reporters de ZIN TV avaient été contraints par la police d'arrêter leur enregistrement, alors qu'ils filmaient des militants se faire arrêter par la police, lors de la manifestation contre les traités de libre échange TTIP et CETA, le 15 octobre 2015, dans le quartier européen à Bruxelles.

Plus tard dans la soirée, ils avaient à nouveau filmé la police libérant les militants arrêtés et les déposant à proximité de la Porte de Hal à Saint-Gilles. C'est à ce moment que leur caméra a été saisie par deux policiers. Ces derniers ont ensuite effacé toutes les données qui s'y trouvaient, y compris les images récoltées durant le reste de la journée.

En janvier 2017, le comité P avait réagi, affirmant qu'un policier ne peut pas supprimer lui-même ou imposer la suppression des images à la personne les ayant réalisées.

"En ce qui concerne la saisie et la suppression des images de la caméra, l'enquête a permis de relever un dysfonctionnement tant organisationnel qu'individuel, qui a mené le chef de corps de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles à diffuser à l'ensemble de son personnel une instruction générale relative à la gestion des personnes privées de liberté. Y figure notamment une fiche précisant qu'un policier ne peut pas supprimer lui-même ou imposer la suppression des images à la personne les ayant réalisées", avait commenté le Comité P.