La start-up Sun for Schools et l'ASBL l'APERe ont présenté mardi en fin de matinée, en partenariat avec Sibelga, deux projets pilotes d'autoconsommation collective qui viennent d'être lancés en région bruxelloise, respectivement à l'école Saint-Augustin de Forest et à l'école Nos Bambins de Ganshoren.

L'autoconsommation collective permet à un ou plusieurs autoproducteurs de partager le surplus d'énergie verte et locale avec une communauté de voisins, qui en bénéficie à un tarif intéressant. Ce principe est également avantageux pour le producteur, car il peut revendre son surplus d'énergie à un tarif plus élevé que ce qu'il ne le fait actuellement auprès d'un fournisseur commercial.

"Les communautés d'énergie forment un maillon de la transition écologique et solidaire", assure Alain Maron, le ministre bruxellois de l'Énergie, de l'Environnement et du Climat. "Ces projets innovants et créatifs permettent de tirer le meilleur parti des énergies renouvelables et de réduire la précarité énergétique. Un ménage bruxellois, qui a son toit à l'ombre ou qui n'a pas les moyens de l'équiper, pourra ainsi quand même bénéficier de l'électricité solaire, écologiquement et financièrement plus avantageuse".

L'ordonnance Électricité bruxelloise définit ce nouveau principe et donne à Brugel, le régulateur bruxellois pour les marchés du gaz et de l'électricité, la possibilité d'encadrer des projets pilotes.

Les deux écoles sont déjà équipées de panneaux solaires. "Après avoir sensibilisé les élèves et rassemblé la communauté scolaire autour des énergies renouvelables via le projet Sun for Schools, on va un pas plus loin avec l'autoconsommation collective en connectant l'école (St-Augustin, NDLR.) avec la communauté qui l'entoure", souligne Alexandre Pirson, responsable de Sun for Schools. Une fois les consommations évaluées, l'objectif est de créer une communauté et de répartir le surplus énergétique de manière optimale.

Sibelga, le gestionnaire des réseaux de distribution d'électricité et de gaz naturel en Région de Bruxelles-Capitale, a l'ambition de devenir un moteur de la transition énergétique. Il a endossé ici un rôle de facilitateur en organisant des séances d'information pour les voisins des deux écoles, à l'issue desquelles quelque 25 clients ont marqué leur intérêt. "Nous relevons leurs index tous les quarts d'heure pour calculer la part du surplus que chacun consomme. Ceci, afin de faire des simulations et d'aider les porteurs de projets dans le choix d'une clé de répartition entre les différents membres de la communauté", explique Daphné Benzennou, experte de la transition énergétique chez Sibelga. "Il est important de démarrer rapidement des projets pilotes pour que le cadre légal et réglementaire soit basé sur des expériences réelles et variées".