La Région de Bruxelles Capitale a utilisé près de 56 000 animaux à des fin expérimentales en 2020. Un nombre en diminution par rapport à 2019. Sur cinq ans, le cabinet du ministre bruxellois du Bien-être animal Bernard Clerfayt parle d'une baisse de 36%.

Des chiffres a prendre avec précaution car ils peuvent être influencés par la pandémie du Covid qui a entraîné un report de certains types de recherches. Il faudra peut-être s’attendre à une augmentation des expériences sur animaux en 2021.

En 2020, 97% des animaux d'expérience étaient des rongeurs dont 91% des souris. On retrouve également quelques poules (1%) ou encore des poissons zèbres (0,6%). Comme en 2019, aucun chien, chat, cheval, âne ou primate n'a été utilisé pour la recherche.

Les projets scientifiques pour lesquels ces animaux ont été utilisés en 2020 sont principalement de la recherche fondamentale (69,81 % des animaux), à l'utilisation réglementaire et à la production de routine (15,30 %) et aux recherches translationnelles et appliquées, notamment pour élaborer des produits (14,10%).

Selon Solange T’Kint, de l’ASBL Supression des Expériences sur l’Animal (SEA), Bruxelles est la "mauvaise élève en matière de souffrance animale" puisque la proportion des expériences entraînant de grandes souffrances y est supérieure à la moyenne européenne de 10 %. SEA. se pose la question de la pertinence de ce type de recherche qui consomme le plus grand nombre d’animaux et leur inflige de grandes souffrances.