En raison de la situation sanitaire, les réservations sont obligatoires et une jauge de 60 visiteurs maximum par demi-heure a été fixée. Pour Brussels Expo, c'est l'événement de "l'espoir" après neuf mois d'activités complètement à l'arrêt, a confié jeudi à l'agence Belga son CEO, Denis Delforge. "Cela a été une grosse prise de risque d'organiser cette exposition", reconnaît son promoteur, Manu Braff. "Les discussions étaient en cours depuis l'été dernier. Tout a dû être pensé en fonction des restrictions, avec une capacité plus réduite."

Malgré les contraintes, l'organisateur se félicite d'avoir une nouvelle fois pu offrir au public un événement sur un thème qui ne se démode pas. "Ce sera la dixième du genre en Belgique. C'est toujours un succès, surtout familial, parce qu'on se trouve à la frontière entre la science et l'imaginaire."


Pour Brussels Expo, les dinosaures représentent surtout l'espoir d'une reprise durable. "Nos activités ont été totalement arrêtées, on a perdu 50 millions d'euros de chiffre d'affaires", détaille Denis Delforge. "Il n'y a pas eu de plan de licenciements parce que nous avons pu compenser pendant un temps et eu massivement recours au chômage temporaire, mais le temps commence a être long pour le personnel."

L'enjeu, pour le CEO, c'est la rentrée et les grands salons internationaux qui se profilent. Mais avec une incertitude qui rend les choses plus compliquées, alors que de tels événements nécessitent d'avoir une vision à six mois, souligne M. Delforge.

D'ici là, les dinosaures resteront, eux, bien au Heysel jusqu'au 18 avril. Toutes les informations et réservations (obligatoires) via www.brussels-expo.com.