Le nouveau gouvernement prévoit différentes mesures visant à lutter contre la pollution de l’air sous cette législature.

La pollution atmosphérique demeure le principal facteur environnemental lié aux maladies et décès prématurés évitables dans l’Union européenne. Ainsi, la pollution de l’air est responsable de la mort prématurée de 15 000 Belges chaque année. En Région bruxelloise, le gouvernement précédent a initié la zone basse émission qui vise à bannir progressivement les véhicules les plus polluants de la capitale.

Hormis la poursuite de la mise en œuvre de cette mesure, et les investissements dans la mobilité douce, le nouveau gouvernement bruxellois (PS, Ecolo, Défi, Open VLD, Groen et one.brussels) adoptera des mesures complémentaires pour améliorer la qualité de l’air dans la capitale. Ainsi, le gouvernement prévoit d’améliorer encore le réseau de mesure de la qualité de l’air en multipliant les points de mesure et en mettant l’information à disposition en temps réel.

Actuellement, quelque 13 stations de mesure de qualité de l’air sont répertoriées en Région bruxelloise. Elles sont situées à Berchem-Sainte-Agathe, Forest, Uccle, Molenbeek, Bruxelles-Ville (une à Sainte-Catherine, à Haren, Arts-Loi, Belliard et dans le parc de Meudon), deux à Woluwe-Saint-Pierre, une à Ixelles et la dernière dans le quartier européen.

Les stations équipées de ces appareils envoient, en temps réel, les mesures enregistrées vers le laboratoire de Bruxelles Environnement. Ce réseau permet ainsi d’informer relativement rapidement la population de l’évolution de la qualité de l’air. Ceci est important en été, par exemple, en cas de risque élevé de pollution à l’ozone.

Ce travail sera poursuivi durant la nouvelle législature, puisque l’accord de majorité du nouveau gouvernement prévoit que le réseau de stations de mesure de la qualité de l’air sera augmenté au rythme de minimum deux stations par an. Ainsi, à l’horizon 2024, l’ensemble de la Région bruxelloise sera couvert par 23 stations. Par ailleurs, un second réseau d’installations secondaires sera également installé.

"Le gouvernement appuiera toute initiative de collaboration entre les citoyens et le monde scientifique visant à vérifier, sensibiliser et diffuser les informations liées à la qualité de l’air à Bruxelles", peut-on encore lire dans l’accord de majorité.

Enfin, le gouvernement développera une stratégie visant la fin progressive des chauffages alimentés en combustibles fossiles pour la construction neuve ou les rénovations profondes. Il mettra en place des mesures d’accompagnement social pour les personnes à revenu modeste. Une attention particulière sera portée aux grandes chaufferies au mazout des écoles et des bâtiments publics.

"Prendre le secteur des transports en compte"

Le fait d’augmenter le nombre de stations de mesure de la qualité de l’air était une des revendications du collectif Bruxsel’Air, qui organise régulièrement des actions pour demander aux échevins, bourgmestres et ministres de faire de la qualité de l’air une priorité. "Mesurer les concentrations aux endroits peuplés et informer les citoyens au sujet de leur exposition et de ses impacts est un levier clé pour leur permettre d’adapter leurs comportements. De même, des campagnes de sensibilisation sur les sources de la pollution de l’air dans les secteurs du transport (automobile, aviation, etc.) et des bâtiments (chauffage au bois, biomasse, mazout, etc.) devraient être menées", expliquent les membres du collectif. "Enfin, des efforts significatifs doivent être entrepris pour améliorer la qualité du bâti dans la région bruxelloise, actuellement très énergivore."