Les festivités se dérouleront du 30 novembre au 6 janvier.

Comme chaque année lorsque le froid revient et que l'hiver se rappelle à nous, le coeur de la Ville se pare tout doucement de chalets et de décorations de Noël. Ce lundi, dans le quartier de Sainte-Catherine et de la Bourse, les bassins des quais au Bois à brûler et aux Briques sont recouverts de planchers et les chalets sont peu à peu construits afin d'accueillir la 18ème édition des Plaisirs d'Hiver.

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Cette année, la Finlande est l'invitée d'honneur, histoire de ramener le Père Noël tout droit du Grand Nord. Durant les cinq semaines de festivités, c'est la région de Kainuu qui représentera le pays dans la rue Orts, donnant sur la place de la Bourse. Un tipi accueillera les visiteurs à venir se réchauffer autour d'un brasero en dégustant un vin chaud made in Finland. Et on chuchote même que le vrai Père Noël, celui de Finlande, y fera son apparition à partir du 8 décembre. Une micro-maison en bois d'une hauteur de 10 mètres et de la largeur d'une place de parking sera également l'une des curiosités venues du Grand Nord.


Au rayon nouveauté, cette année, un grand dôme sera installé sur le piétonnier, une installation high-tech dans laquelle se joueront des oeuvres et des performances audiovisuelles à 360°. De plus, de nombreuses autres activités organisées en partenariat avec des acteurs locaux viendront enrichir la programmation : projections de films, concerts, soirées, résidences d'artistes, performances, sans oublier des moments réservés aux enfants et aux familles.

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Autre nouveauté cette année, un vidéo-mapping inédit, sorte de spectacle sons et lumières projeté, fera vivre la façade de l'église Sainte-Catherine sous les mains expertes du collectif belge Dirty Monitor. Du côté de la Bourse, la façade du Viage ne sera pas en reste puisqu'elle s'animera également grâce à Starloops, permettant à ses fenêtres et la façade de dévoiler les activités festives qui s'y déroulent.

Comme l'année passée, le festival a décidé de s'ouvrir sur les différents quartiers de la Ville avec des mini villages de Noël, les Winter Pop, qui prennent vie chaque week-end dans un quartier différent. Cette année, en plus du square Ambiorix, de Neder-Over-Heembeek et de Laeken, un village verra aussi le jour dans le quartier des Marolles.

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La Grand-place sort le grand jeu

Lieu incontournable de ces Plaisirs d'hiver, la Grand-place accueillera tous les jours des spectacles sons et lumières sur les façades qui l'entourent. La cour de l'hôtel de ville qui avait accueilli l'année passée une lune miniature sera cette fois le théâtre d'un spectacle 100% finlandais: les aurores boréales. Avec l'installation multimédia immersive appelée Aurora Borealis, la Ville rend ainsi hommage au pays invité.

À partir du 22 novembre, un sapin de Noël de 22 mètres de haut venu de Wallonie sera érigé au centre de la Grand-place. Il sera décoré de pas moins de 200 boules blanches et bleues, d'une guirlande blanche de 1,8 km de long et d'une quarantaine de perles de lumières bleues. Des couleurs qui honoreront donc, elles aussi, le pays à l'honneur.

L'inauguration des Plaisirs d'Hiver 2018 aura lieu le vendredi 30 novembre et en profitera pour profiler un événement qui aura lieu en 2019 et qui risque de faire beaucoup parler de lui: le départ du Tour de France. Pour l'occasion, la parade d'inauguration sera fera donc sur le thème des vélos avec une Bike Parade qui partira de la Grand-Place pour parcourir le centre-ville jusqu'à la grande roue, à partir de 17h.

© JC Guillaume


Une aubaine pour le tourisme bruxellois

Du côté des hôtels Bruxellois, on se frotte les mains de voir renaître bientôt l'événement de loisirs le plus important de l'année. En décembre, les Plaisirs d'Hiver permettent d'attirer une clientèle qui vient visiter expressément les événements liés aux fêtes de fin d'année. 

L'année passée, le taux d'occupation des hôtels atteignait 70%, soit un niveau similaire à ce que l'on connaissait avant les attentats et le secteur espère bien voir ces chiffres évoluer cette année encore. Jusqu'à atteindre l'habituel taux d'occupation de 95% que connaissent les hôtels bruxellois le soir de la Saint-Sylvestre? C'est inespéré, mais pourquoi pas?