Bruxelles

Les sociaux-chrétiens flamands sur la même longueur d'onde que la N-VA...

Le CD&V fera de la fusion des zones de police à Bruxelles un point de rupture, a averti le ministre de l'Intérieur et tête de liste CD&V en Flandre orientale, Pieter De Crem, sur les ondes de la VRT.

"La fusion des zones de police bruxelloises est pour nous un point de rupture", a déclaré M. De Crem. "Si le CD&V en fait un point de rupture, il aura notre soutien", a renchéri le prédécesseur de M. De Crem, Jan Jambon, tête de liste N-VA à Anvers. M. De Crem avait déjà plaidé pour cette fusion après les échauffourées de la nuit du réveillon à Molenbeek. Sans zone unique à Bruxelles, il est impossible de fournir un bon service, estime-t-il.

La N-VA partage cette idée mais juge qu'à elle seule, elle n'offre qu'une partie de la solution, la gestion des zones de police relevant toujours des 19 bourgmestres de la Région. Les partis francophones ont jusqu'à présent rejeté un tel scénario, qui ne rencontre pas non plus la volonté des acteurs de terrain bruxellois. Selon une étude présentée au début de l'année, tant les chefs de corps que les bourgmestres la jugent même contreproductive car sa mise en oeuvre risquerait dans les faits de mener au retour de corps de police à l'échelle d'une seule commune.

M. De Crem estime pourtant que cette fusion finira par se réaliser. "Bruxelles-Hal-Vilvorde ne devait jamais être scindé et pourtant cela s'est produit", a-t-il fait remarquer.