Alain Maron, tête de liste Ecolo à Bruxelles, a déclaré être prêt à discuter avec tous les partis.

Deuxième parti francophone à Bruxelles, troisième parti en tout après le PS et Groen...La gueule de bois n'est pas trop dure pour Ecolo qui se félicite de ses scores à Bruxelles (qui ont doublé), en Wallonie (qui ont triplé) et aux Européeennes. "On est très contents de nos scores à Bruxelles pour le parlement, mais aussi pour les Européennes. Ce sont des résultats qu'on n'aurait même pas espéré il y a un an", se réjouit la tête de liste Ecolo à Bruxelles Alain Maron, qui a lui même récolté plus de 11 000 voix. En outre, l'actuel député bruxellois se réjouit du succès de son équivalent néerlandophone qui est le premier parti du groupe linguistique néerlandais et le deuxième à Bruxelles.

Au lendemain des élections, Alain Maron reste prudent quant à la prospection d'éventuelles coalitions, bien qu'il semble assez confiant. "On ira à la majorité avec Groen", affirme-t-il d'ailleurs. Pour le reste, pas d'exclusive. Les verts envisagent plusieurs scénarios, sans grande surprise toujours avec le PS puisqu'il reste le premier parti. "De toute façon, le parlement bruxellois francophone a perdu, il n'a plus la majorité des voix. Il faut donc une nouvelle coalition", affirme Alain Maron. 

"Le parti socialiste nous a invité mercredi et nous les rejoindrons évidemment. C'est normal puisque c'est eux qui ont la main", explique Barbara Trachte, nouvelle élue Ecolo. Et malgré l'animosité qui a régné pendant la campagne, le parti n'exclut pas non plus le MR qui frôle les 17% des voix. "La campagne a été assez violente mais nous sommes prêts à parler avec tout le monde, y compris les libéraux", assure la tête de liste Ecolo.

Et s'il annonçait dimanche soir qu'une alliance PTB serait "de la politique-fiction", Alain Maron précise aujourd'hui qu'ils n'ont pas d'exclusive et qu'il n'est pas question, comme l'a proposé le MR, d'instaurer un cordon sanitaire autour du parti de gauche.