Emir Kir a rencontré ce mercredi, au sein de la maison communale de Saint-Josse, une délégation de maires turcs. Une entrevue qui n'est pas passée inaperçue puisque deux des personnes reçues par le bourgmestre de la commune bruxelloise feraient partie du MHP, un parti nationaliste de droite en lien avec la faction d'extrême droite des Loups gris. "C'est inacceptable", a estimé Zoé Genot, conseillère municipale à Saint-Josse, au média Bruzz.  

 

Cette dernière avait demandé à ce que cette rencontre n'ait jamais lieu. "On ne peut pas accueillir un maire d'extrême droite, quelle que soit sa nationalité", a-t-elle détaillé, jugeant que M.Kir avait malencontreusement rompu le cordon sanitaire. Mais la démarche de celle qui est également députée européenne a visiblement été vaine.  

Theo Francken a également commenté cette réunion entre le bourgmestre de la commune bruxelloise et les maires liés à la faction d'extrême droite.  "Les Loups gris ne posent jamais problème, parce qu'ils ne sont pas noir et jaune", a ainsi écrit le nationaliste flamand sur Twitter

Sous le feu des critiques, Emir Kir a réagi par la voix de sa porte-parole. "Il a reçu six maires aujourd'hui qui ont été invités par les institutions européennes. C'est dans ce contexte que ces derniers ont également été invités à Saint-Josse", a-t-elle expliqué.