Les agressions envers les policiers se sont multipliées ces derniers mois, en pleine période de crise sanitaire. "Ces faits sont absolument inacceptables et choquants", déplore Solange Pitroipa (MR), conseillère de police au sein de la zone Bruxelles Capitale Ixelles. Elle a dès lors interpellé le conseil pour avoir de plus amples explications sur le phénomène.

Il est ressorti qu’au cours des douze derniers mois, quelque 353 PV pour rébellion, coups envers agents, outrages et violences ont été enregistrées dans la zone. Ces infractions ont résulté sur un total de 1826 jours d’incapacité de travail. Un membre du personnel a subi une incapacité de travail permanente en 2019.

"Ces frais sont de facto à charge de la zone de police qui paye le salaire et le préjudice subi par son membre du personnel. Ce préjudice matériel pour la zone demeure impayé si l’auteur est insolvable", peut-on lire dans la réponse.

Par ailleurs, 47 membres du personnel bénéficient d’une réduction du temps de travail, 145 prestent un horaire complet mais ont un travail adapté.

Les policiers victimes d’agressions peuvent bénéficier du soutien de la cellule d’aide psychologique. Depuis janvier 2020, 96 offres de service ont été enregistrées suite à des incidents survenus à des collègues pendant l'exercice de leurs fonctions. Une partie de ces offres de service a débouché sur des entretiens. "Certains collègues ont pris la décision de s'orienter vers un soutien psy privé, d'autres souhaitaient réfléchir et compter sur leurs ressources directes pour surmonter l’événement", précise le président du conseil de police.