Une nouvelle manifestation contre les mesures sanitaires se tiendra dans les rues de Bruxelles ce dimanche. L’autorisation a été donnée par le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close (PS). Le départ sera donné à partir de 13 h depuis la gare du Nord. Le cortège se dirigera ensuite vers le Cinquantenaire où la manifestation touchera à son terme.

L’événement, baptisé "marche pour la liberté, acte 2", est organisé par différentes organisations. "Il est du devoir de chacun de dénoncer toutes ces atteintes à la dignité et à l’intégrité humaines, car de telles pratiques dénient à l’individu sa liberté et son droit à disposer de lui-même", peut-on lire sur le descriptif de l’événement qui rassemble, à l’heure d’écrire ces lignes, plus de 4 000 personnes.

Pareille manifestation s’est tenue il y a deux semaines, réunissant 35 000 personnes. La manifestation annoncée comme pacifique avait débouché sur des incidents avec des affrontements entre des casseurs et la police. Des commerces ont également été saccagés et pillés. À la suite des débordements, la police fédérale avait publié un avis de recherche afin d’identifier 19 personnes. Actuellement, sept personnes ont été identifiées.

La police se tient à nouveau prête à intervenir en cas de débordements. Dans nos colonnes, le bourgmestre de la Ville de Bruxelles avait assuré qu’il était hors de question que "Bruxelles soit prise en otage par une minorité de casseurs". "La liberté d’expression et le fait qu’on soit contre les mesures sanitaires doivent pouvoir s’exprimer à Bruxelles, mais jamais je ne tolérerai que Bruxelles soit prise en otage par une minorité de casseurs. Dès qu’il y aura ce genre d’événements, la police sera là et agira fermement, avec détermination. Nous avons la chance d’avoir un corps de police extrêmement professionnel et la collaboration avec la police fédérale et les zones locales est très bonne. Nous n’hésiterons pas à intervenir de la même manière si d’autres débordements devaient survenir à l’avenir", avait-il déclaré.

Pour mémoire, 44 personnes avaient été arrêtées à l’issue de la manifestation qui s’est tenue le 21 novembre. 12 plaintes à l’encontre de policiers ont également été déposées au Comité P.