L’an passé, les primes énergie (15 millions €) ont largement bénéficié aux ménages les moins aisés.

Lancé en 2004, le système de primes énergie octroyées par la Région pour inciter les Bruxellois à faire les meilleurs choix techniques en matière de rénovation ou de construction connaît chaque année un peu plus de succès. En 2018, près de 15 millions d’euros ont été débloqués pour répondre à 9 980 primes demandées, soit 2 000 de plus que l’année dernière. Ce jeudi matin, le gouvernement bruxellois a validé le rapport de Bruxelles Environnement. En voici les éléments marquants

Depuis 2016, la Région a décidé d’étendre la catégorie de bénéficiaires à faibles revenus à un nouveau public cible : les copropriétés, les logements AIS, les collectivités, etc. Un but largement atteint pour cette année puisque le public visé constitue un peu plus de 10 % des primes octroyées en 2018.

Autre tendance de cette année : les ménages de la catégorie C, soit ceux qui ont un faible revenu (inférieur ou égal à 33 525 € par an pour une personne isolée et 48 525 € par an pour un couple), augmente chaque année. L’année 2017 était marquée par une très nette augmentation des montants et des primes octroyées aux ménages bruxellois les moins aisés. Même tendance en 2018, l’écart entre la catégorie C et les deux premières (la catégorie A = de base et la catégorie B = revenus moyens) se creusant néanmoins d’avantage. Le système d’adaptation des primes en fonction des salaires a donc correctement joué son rôle puisqu’au total la catégorie des faibles revenus a bénéficié de 4 307 primes l’année dernière et d’un montant de 8,7 millions d’euros.

En réalité, ce dispositif a surtout bénéficié aux ménages bruxellois, réceptacles de 84 % des primes octroyées l’an passé, toutes catégories confondues. Ces dernières ont d’ailleurs principalement impliqué des travaux dans des logements (dans 98 % des cas) et exclusivement pour des chantiers de rénovation. Ces incitants auront permis une économie d’énergie de 77 GWh, soit l’équivalent de la consommation d’environ 5 000 ménages bruxellois.

Pour 2019 , un nouveau régime se profile via quelques adaptations. Il a été notamment décidé d’adapter les plafonds du régime des primes énergies de chaque catégorie afin de les faire concorder avec ceux appliqués dans le cadre du régime des primes rénovations. Une manière de simplifier les conditions administratives pour l’accès à la prime. Autre gros changement : la création d’une nouvelle prime chaleur qui permettra le financement du contrôle périodique des installations au gaz pour les demandeurs se trouvant en situation précaire ou fragilisée. Les bénéficiaires seront les ménages qui correspondent à la catégorie C.