Bruxelles Lundi, un élève de l’école De Bron à Saint-Gilles a été ligoté et violenté dans la cour de récré. Le PO réagit.

Lundi midi, Adam se faisait ligoter, dénuder et violenter par trois élèves dans la cour de récréation de l’école De Bron, à Saint-Gilles. Des faits révélés par La Dernière Heure mercredi, auxquels le Pouvoir Organisateur (PO) a souhaité réagir.

Dans un communiqué publié mercredi après-midi, le Scholengroep Brussel, PO de l’école néerlandophone, explique que "ce qui s’est passé lundi concorde avec ce que l’on appelle les défis en ligne, un jeu dans lesquels les jeunes se lancent des défis audacieux".

Selon le PO, le garçon aurait été ligoté de son plein gré et n’aurait pas été dénudé. Un jeu qui, tout de même, a amené Adam à être sous certificat pendant une semaine pour traumatisme psychologique et à être suivi par un psychologue.

Contredisant encore la déclaration d’Adam et de ses parents qui reprochaient le manque de réactivité des éducateurs, le PO assure que "l’incident n’a duré que quelques minutes et le coordinateur de l’école a été alerté immédiatement".

Les parents des élèves qui ont participé aux faits auraient également été alertés.

Enfin, le Pouvoir Organisateur affirme qu’une enquête est en cours. "Nous ne minimisons pas les faits", concluent-ils.

Pour rappel, Adam et ses parents ont déposé plainte à la police de Saint-Gilles mardi pour les violences survenues ce lundi. Adam ne souhaite pas retourner dans cette école et ses parents veulent le changer d’établissement. Ils déplorent le fait qu’aucun soutien psychologique ou médical n’ait été apporté au garçon après l’incident. "Et personne ne nous a appelés pendant l’après-midi", expliquait Chaima, la mère d’Adam, à La DH mardi.